Wolverine: Machina Viva

Wolverine: Machina Viva

Il m’a fallu un petit moment pour arriver enfin à mettre la main sur Machina Viva, le dernier album de Wolverine. Principalement parce que j’ai moins de temps que je ne l’aimerais pour écouter du prog. Il m’a fallu aussi un bon moment avant de pouvoir en écrire la critique, parce qu’ordre alphabétique oblige, il arrive toujours en fond de liste.

Groupe suédois de metal progressif, Wolverine m’avait impressionné par sa précédente prestation, Communication Lost. Le groupe y développait une musique plus rock progressif que metal, plus marquée par les ambiances que par l’énergie. Cinq ans plus tard, Machina Viva confirme cette tendance, mais sans surprise.

Machina Viva dure plus d’une heure, avec huit pistes. Ce sont des morceaux plutôt longs, à commencer par le premier, “The Bedlam Overture”, qui dure près de quinze minutes. Il faut bien ça pour poser les ambiances musicales.

Car si Wolverine est bien un groupe de metal progressif, il est beaucoup plus progressif que metal et se rapproche d’un Katatonia ou d’un Fates Warning période A Pleasant Shade of Grey, en moins brutal. Oui, ça donne quelque chose de plutôt calme.

Question ambiance, atmosphère et planant, rien à redire: Machina Viva est clairement bien pourvu dans ce domaine. Le groupe sait y faire. Là où je suis beaucoup plus circonspect, c’est sur l’originalité du bazar. Certes, Wolverine n’est pas un de ces groupes-clones que l’on pourrait rattacher à un des exemples précités, mais je peine à lui trouver un intérêt au-delà de la somme de ses parts.

Disons les choses ainsi: Machina Viva tient mal la comparaison face à Communication Lost et, si on pose qu’il y a cinq ans entre les deux galettes, le côté “tout ça pour ça?” est un peu trop visible. Ou audible.

Machina Viva est un album qui est bien foutu; il y a du savoir-faire dans les compositions et dans leur exécution, aucun doute là-dessus. C’est juste dommage qu’il ressemble un peu à des chutes de la session précédente. Chutes de luxe, certes, mais un peu décevantes quand même.

L’album étant dispo sur les pages Bandcamp de Laser’s Edge, n’hésitez pas à y jeter une oreille.

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