« Le Xéol », d’Alexis Flamand

Je vous avais prévenu: une fois que je suis lancé, ça fonce! À preuve, voici déjà la chronique du troisième tome du « Cycle d’Alamänder« , Le Xéol, signé Alexis Flamand. Cette fois, l’action sort enfin des confins quelque peu claustrophobiques de Fresnel pour se lancer dans un environnement à peine moins hostile: le champ de blés carnivores.

À bord du « Locust », un engin à mi-chemin entre le char d’assaut XXL et la moissonneuse-batteuse revue et corrigée façon Mad Max, l’improbable bande de héros autour de Jonas Alamänder tente de rattraper un tas de bocaux qui renferme un sinistre individu. Dit comme cela, ça a l’air simple.

Sauf que le champ de blé n’est vraiment pas d’accord, qu’une horde de psychopathes détenteurs d’une magie inédite a décidé de les arrêter et que les terribles assassins T’Sank sont à leurs trousses. Et je ne compte pas les trahisons habituelles ou les facéties de Retzel, le démon.

Paradoxalement, si l’action passe la démultipliée dans une débauche d’effets spéciaux et une orgie de destruction qui ferait passer Michael Bay pour un contemplatif sous anxiolytiques, j’ai eu l’impression de tomber dans le ventre mou du cycle. Je soupçonne que c’est un volume où la tendance de l’auteur à écrire douze phrases là ou trois suffiraient est la plus pesante, précisément parce qu’il aurait fallu faire percutant.

Résultat: si je l’ai lu vite, c’est aussi parce que j’ai survolé plus que lu un certain nombre de passages. Ce n’est pas très gênant pour la compréhension générale de l’intrigue, ça l’est plus pour le rythme. Cela me fait un peu peur pour la suite, ce d’autant plus que l’auteur annonce un cinquième tome pour début 2015, ce qui reproduit le schéma de la trilogie en quatre volumes, dont le cinquième est prévu prochainement.

Le Xéol est cependant un volume plaisant à lire qui ne dépareille pas trop de l’ensemble, avec son univers très baroque et ses personnages bizarres et attachants. Je me suis d’ailleurs lancé à la suite dans Le YArkhanie, qui devrait faire l’objet d’une chronique prochainement. En attendant la conclusion annoncée.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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