“Zombies vs Unicorns”

"Zombies vs Unicorns"

Je n’aime pas les zombies, j’ai un intérêt très limité pour les licornes, expliquez-moi donc pourquoi je me suis retrouvé à lire l’anthologie Zombies vs Unicorns, présentée par Holly Black (Team Zombie) et Justine Larbalestier (Team Unicorn)?

La réponse est simple: je l’ai reçu dans le cadre d’un Humble Bundle, il traînait dans ma liseuse, je cherchais un truc à lire dans le bus et sur le tapis de course, donc voila. Même pas honte! D’autant que l’anthologie en question compte pas mal de noms connus dans la littérature de l’imaginaire contemporaine, comme Scott Westenfeld (Uglies), Meg Cabot ou Naomi Novik, pour ne citer que ceux que je connais au moins de nom.

Le concept est simple: douze nouvelles, en alternance une qui parle de zombies et une autre qui parle de licornes, avec en intro de chaque texte les deux éditrices qui se trashent pour de rire. Enfin, je crois que c’est pour de rire, allez savoir avec les geeks!

Comme toujours avec les anthologies, il y a du bon et du moins bon. Mais, dans le cas de Zombies vs Unicorns, le moins bon restent tout de même très sympa. Bon, soyons honnête, le bon n’est pas transcendant non plus, mais le niveau global est plus que correct.

Surtout, les auteurs ont fait quelques efforts pour avoir des histoires qui sortent des sentiers battus et qui triturent les clichés habituels qui entourent ces deux créatures emblématiques des littératures de l’imaginaire.

Ce sont surtout les licornes qui en prennent pour leur grade. En même temps, c’est normal; on ne peut pas faire grand-chose de pire pour les zombies. Ainsi, Naomi Novik replace ses licornes dans le contexte d’un New York contemporain (Purity Test), Diana Peterfreund signe une histoire dont le titre, The Care and Feeding of Your Baby Killer Unicorn fait office de profession de foi, et Kathlyn Duey, dans The Third Virgin, montre le côté obscur de créatures immortelles qui peuvent tout guérir.

Coté zombies, on est plus dans le domaine de l’étude sociale: comment une société réagit face à la pandémie ultime. Les éléments de réponse les plus intéressants viennent de l’île-forteresse décrite dans Bougainvillea, de Carrie Ryan, The Children of the Revolution de Maureen Johnson et sa secte obsédée par l’immortalité (à peine inspirée par la Scientologie), et Inoculata de Scott Westenfeld, qui se demande s’il existe un vaccin à la zombification.

Zombies vs Unicorns ne révolutionnera pas le genre, mais on peut y trouver des blindes d’idées amusantes pour pimenter des histoires de fantasy urbaine ou du post-apo à morts-vivants. L’ensemble est également écrit avec légèreté, les intros à deux voix apportant légèreté et contexte à l’ensemble. Ce n’est pas forcément la lecture du siècle, mais c’est plaisant.

Bonus: comme le sujet n’était pas assez geek comme ça, il existe un trailer du livre


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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