L’Oasis – Communauté de créateurs décentralisés

"Desert Oasis" par Gabriel White
(Photo: "Desert Oasis" par Gabriel White via Flickr (https://www.flickr.com/photos/zoomzoom/56323544), sous licence Creative Commons, partage dans les mêmes conditions)

Peut-on être un créateur et exister sans Facebook – ou n’importe quelle autre grande plateforme centralisée?

D’une part, Facebook (et assimilés) sont des plateformes qui sont devenues ubiquitaires, au point d’être quasiment synonymes d’Internet. D’autre part, beaucoup des utilisateurs oublient que ce ne sont pas des organismes de bien public qui les gèrent, mais des corporations. Les deux combinés font qu’on a une technologie quasi-hégémonique et un public quasi-captif pour qui il n’y a juste pas d’alternative.

Tout ceci ne fait pas notre affaire, à nous autres créateurs! D’où le lancement de ce projet de communauté pour créateurs. Pour le moment, j’appelle ça “L’Oasis” (clin d’œil au roman d’Ayerdhal, plutôt qu’au monde virtuel d’Ernest Cline).

En résumé, ça signifie:

  1. Nous sommes des créatrices et des créateurs. Écrivain·e·s, poète·sse·s, musicien·ne·s, illustrateur·trices·s, photographes, vidéastes, podcasteur·euse·s, qu’importe.
  2. Nos créations sont numériques. Pas toujours, pas pour tout, mais en partie tout au moins.
  3. Nous voulons nous affranchir de la tutelle grandissante des plateformes centralisées. Nous le les rejetons pas forcément, mais nous voulons en être aussi indépendants que possibles et rencontrer nos publics sans passer par l’approbation mercantile de ces intermédiaires. Nous voulons garder le contrôle de nos créations et développer des outils appropriables pour diffuser entre internautes sans leur entremise.
  4. Notre force est dans les réseaux que nous tissons. Et ces réseaux n’ont pas besoin d’être centralisés.

Et c’est à peu près tout. En tout cas, si on veut faire simple.

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