Amon Sethis: The Final Struggle

Amon Sethis: The Final Struggle

Dans le petit monde du rock progressif et du metal progressif, on aime bien raconter des histoires. Amon Sethis, formation grenobloise de metal progressif, a décidé de nous raconter les aventures d’un héros nommé Ateravis dans la VIIe Dynastie égyptienne, notamment avec son deuxième album, The Final Struggle.

Alors bon, quand on regarde Wikipédia à la rubrique “VIIe Dynastie”, on tombe sur tout un tas de trucs, mais pas sur un héros qui va restaurer l’ordre dans le Royaume du Nil. Mais bon, on s’en fout un peu: quelque part, Hollywood a déjà fait bien pire. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’Amon Sethis joue un metal progressif orientalisant.

The Final Struggle compte dix titres, dont un monstrueux epic de vingt-cinq minutes – à peu près la moitié de l’album dont la durée dépasse de peu l’heure. Les autres pistes durent en moyenne cinq à six minutes.

Si je mentionne le fait que les prog-heads aiment bien les histoires en général, c’est parce que c’est à mon avis le principal problème d’Amon Sethis. Le groupe est parti pour nous raconter sa légende, mais j’ai l’impression qu’il oublie quelque peu la notion de “faire de la musique” en cours de route.

Je suis un peu méchant, mais c’est principalement parce que j’aurais voulu aimer ce The Final Struggle. Et, pour être honnête, Amon Sethis a beaucoup de qualités, à commencer par des musiciens très compétents et un son qui pète bien comme il faut.

Seulement, j’ai l’impression que, consciemment ou non, les musiciens ont eu à choisir, à un moment, entre leur histoire et la musique, et qu’ils ont choisi la première. Ce n’était pas une bonne idée.

Disons les choses ainsi: Amon Sethis essaye de nous raconter trop de choses pour que ça fasse un bon album de metal. Peut-être même trop pour que ça fasse une bonne histoire, en fait. Il aurait fallu tailler un peu dans la masse.

Pour ne rien arranger, je ne croche pas aux sonorités égyptoïdes – y compris des passages en égyptien ancien (ou, en tout cas, quelque chose qui y ressemble) qui pullulent dans cet album. Mais ça, à la limite, c’est mineur. Il y a quand même de belles choses dans The Final Struggle, comme “Ateravis the Commander” ou certains passages du “The Final Struggle” final.

Amon Sethis est un groupe qui mérite d’être connu, d’une part par ses compétences musicales, d’autre part par son envie de faire une musique qui sorte un peu du lot – encore qu’on pourrait mentionner qu’Ayreon a aussi donné dans le style pharaonique – et, enfin, par une présence scénique vraiment cool, si je peux en juger par sa performance en ouverture du Very Prog Festival.

Bonus: la non-vidéo de “Ateravis the Commander”, mais le groupe a mis beaucoup d’autres morceaux de l’album sur sa chaîne YouTube


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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