Very Prog Festival, jour 1: Amon Sethis, Spheric Universe Experience, DGM, Caligula’s Horse

Caligula's Horse - Very Prog Festival 2018

Ce week-end avait lieu à Toulouse le premier Very Prog Festival, deux jours consacrés au metal progressif sous toutes ses formes avec un programmation impressionnante: Caligula’s Horse et Sons of Apollo en têtes d’affiche, plus Persefone et DGM – et bien d’autres.

Pouvais-je rater ça? Eh bien, disons qu’il y a des fois où je me dis que je suis trop vieux pour ces conneries – ou pas assez raisonnable, c’est selon. Dans le cas présent, c’est avec un reste de crève tenace que j’ai pris l’avion pour la capitale mondiale du O circonflexe.

Petite note liminaire avant le live report proprement dit: j’ai fait mes devoirs avant de venir et je connais donc les derniers albums de tous les groupes présents – bon, pour Sons of Apollo et Persefone, je les connaissais déjà d’avant. Donc les titres je vous mentionne ici feront également l’objet de chroniques ultérieures.

Le festival, organisé par des fans locaux ultra-motivés, se déroulait dans le Metronum, une salle à la périphérie de Toulouse et pouvant accueillir près de 600 personnes. Pas forcément énorme, mais en même temps, le prog n’attire pas non plus les grandes foules et, pour une première édition, ça semble raisonnable.

Je suis parmi les premiers à entrer dans le périmètre. On n’est pas beaucoup à la porte – et encore, surtout des accréditations presse. À ce moment, je crains une affluence confidentielle. Fort heureusement, j’ai tort.

Amon Sethis - Very Prog Festival 2018
Amon Sethis (metal progressif oriental, France) au Very Prog Festival au Metronum de Toulouse (France), 12-13 octobre 2018. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

En effet, quand Amon Sethis monte sur scène, la salle est déjà pleine à plus de la moitié pour voir le set des grenoblois. Ces derniers jouent avec deux musiciens intérimaires pour leur tournée avec DGM. Ça ne s’entend pas: ils sont à fond dedans.

Je n’ai pas été convaincu à priori par The Final Struggle, leur dernier album de prog metal orientalisant et souvent byzantin. Mais sur scène, on a un groupe très chaleureux – tellement qu’il met littéralement le feu à la scène, trois fois – et avec une énorme patate. Et, du coup, on a droit à quarante-cinq minutes de grand spectacle.

Spheric Universe Experience - Very Prog Festival 2018
Spheric Universe Experience (metal progressif, France) au Very Prog Festival au Metronum de Toulouse (France), 12-13 octobre 2018. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

La tension ne baisse pas avec Spheric Universe Experience, autre formation française. Là, on est dans un style plus power-metal que prog – mais quand même pas mal prog dans les parties instrumentales. Le groupe se lance dans cinquante minutes de performance à fond les ballons.

C’est moins foufou et original qu’Amon Sethis, mais plus construit, plus mature. Et puis bon, c’est un groupe français qui sait mettre le public dans sa poche. Surtout quand le clavier dégaine son keytar ou que le chanteur va faire du air-guitar, du air-clavier ou de la air-batterie avec ses petits camarades.

DGM - Very Prog Festival 2018
DGM (power metal progressif, Italie) au Very Prog Festival au Metronum de Toulouse (France), 12-13 octobre 2018. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Les changements de scène s’enchaînent à grande vitesse et, une vingtaine de minutes plus tard, ce sont les Italiens de DGM qui prennent le relais. C’est le seul groupe que j’avais déjà vu, en première de Symphony X. Ils ont encore pris du niveau depuis et, dans leur dernier album, The Passage, ils ont quelque peu musclé leur prog-metal, qui ressemble désormais à celui d’Evergrey (il y a même Tom Englund qui y chante sur un morceau).

Ce n’est donc pas peu dire que la foire à la grosse patate continue de plus belle ! Le groupe lance un set d’une heure pile, rappel compris, avec une énergie et un enthousiasme communicatif. On sent qu’il y a du métier, mais aussi du plaisir à jouer.

Caligula's Horse - Very Prog Festival 2018
Caligula’s Horse (metal progressif, Australie) au Very Prog Festival au Metronum de Toulouse (France), 12-13 octobre 2018. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Et c’est aux Australiens de Caligula’s Horse que revient l’honneur de clôturer la soirée devant un public qui, à 23 h, remplit encore les deux-tiers de la salle. Après trois groupes en mode full patator nucléaire, la tête d’affiche aurait pu sembler un peu légère mais il n’en est rien.

Avec son style entre Leprous et Haken et son chanteur au timbre clair et haut perché, le groupe donne l’impression d’être un groupe de pop coincé dans un groupe de prog coincé dans un groupe de métal. Ça a l’air tout gentillet et, soudainement ça explose de façon totalement imprévisible.

Sur scène, Caligula’s Horse est quelque part le plus metal des quatre groupes avec deux guitares en façade. Le chanteur saute dans tous les sens et harangue la foule dans le plus pur style australien, proposant même au public de voter pour le choix du morceau suivant.

C’est donc un set de près d’une heure et demie que nous livre le groupe, principalement centrés sur leur dernier album, In Contact – et un peu aussi le précédent, Bloom. C’est ultra-maîtrisé, plein d’émotion et de belles mélodies.

Orgamisateurs - Very Prog Festival 2018
Les organisateurs du Very Prog Festival parce qu’ils le valent bien. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Quand les lumières se rallument, il est minuit et demie et tout le monde a des étoiles plein les yeux. Son nickel – même si j’ai dû me résoudre à mettre des bouchons, mais j’étais à un mètre des baffles – et light-show de folie font que cette première journée est une réussite complète! Vivement demain!

Oui, il y aura des photos. Je les ai triées, il faut juste que je les retravaille un peu; ça devrait être fait demain.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Iceman dit :

    Merci pour ce live report vivant

  2. Marmotte bassiste intermittent d'Amon Sethis dit :

    Merci mec d’être passé et de permettre à ce genre d’événement d’avoir un peu plus de visibilité .. car .. factuellement, avec une programmation et une orga de aussi haut niveau on aurait tord de laisser un tel événement dans l’ombre.

    • Alias dit :

      Hello et bienvenue sur mon blog!

      C’était un plaisir, réellement. Bon, à première vue, le festival n’a pas eu trop besoin de moi pour avoir du monde et c’est cool. Prog is back, baby!

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