Arch/Matheos: Winter Ethereal

Arch/Matheos: Winter Ethereal

Petite exercice d’uchronie musicale: en 1987, John Arch accepte d’abandonner son travail et de consacrer sa carrière à Fates Warning. Trente-deux ans plus tard, ce Fates Warning alternatif ressemblerait sans doute beaucoup au projet Arch / Matheos, qui vient de sortir un deuxième album, Winter Ethereal.

Huit ans après l’impressionnant Sympathetic Resonance, Winter Ethereal renoue avec le style de metal progressif qui trouve sa source dans le Fates Warning de Awaken the Guardian, dominé par l’impressionnant John Arch et son style vocal si particulier.

Winter Ethereal compte neuf pistes, qui dépassent souvent les six minutes – jusqu’à treize pour la dernière. Au total, l’album fait plus d’une heure. Ce qui est peut-être trop, mais j’y reviendrai.

Les compositions de Winter Ethereal allient un metal progressif puissant, mais classique, avec les compositions vocales acrobatiques, à la fois lyriques et orientalisantes.

Soyons clair: John Arch y est IM-PÉ-RIAL! C’est juste monstrueux. Juste, en passant: il a 60 ans cette année. Je vous laisse écouter cet album et apprécier cette information. Le reste du groupe est pas mal non plus, très mordant; on a un peu la réponse au prog-metal énervé de Redemption.

J’ai vraiment l’impression d’écouter le Fates Warning de 1986 téléporté à notre époque, avec tous ses moyens technologiques et une production solide, plus une parfaite connaissance de la scène prog-metal de 2019.

Ce sont les morceaux les plus longs qui ont ma préférence, notamment le premier, « Vermillion Moons » et le dernier, « Kindred Spirits » – ce dernier se permettant même un final « à la Fates Warning » du meilleur effet. Je pourrais aussi l’impressionnant « Wrath of the Universe » ou « Pitch Black Prism ».

Si cet album devait avoir un défaut, c’est peut-être qu’il est trop long. Ou peut-être qu’il est trop John Arch. Disons les choses autrement: le style de chant est très particulier et peut lasser au bout d’un moment. Et, très honnêtement, Winter Ethereal manque un peu de variété.

Avec deux ou trois pistes passées en bonus track (sur neuf; y’a de la marge), je pense que Winter Ethereal aurait pu être plus proche de la perfection. C’est néanmoins un album qui va de « impressionnant » à « très impressionnant ». En metal progressif, c’est une des meilleures sorties de l’année.

Vous pouvez le trouver sur Bandcamp et je vous encourage fortement à le faire.

Bonus: la vidéo de « Tethered », qui respire la bonne humeur

Pour soutenir Blog à part / Erdorin:

Blog à part est un blog sans publicité. Son contenu est distribué sous licence Creative Commons (CC-BY).

Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez me faire des micro-dons sur Flattr, sur Liberapay, sur MyTip ou sur uTip (si vous n'avez pas de sous, uTip propose également de visionner des pubs). Je suis également présent sur Tipeee pour des soutiens sur la longue durée.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :