Redemption: Long Night’s Journey into Day

Redemption: Long Night's Journey into Day

Quelque part, le titre de Long Night’s Journey into Day est un assez bon résumé de mon avis sur Redemption et, plus particulièrement, de l’évolution récente de ce groupe. Après plusieurs albums assez moyens, voire décevants, la formation revient pas loin de son meilleur, grâce à ce que les amateurs de football appelleront un transfert de poids.

En effet, si Redemption a longtemps été l’autre projet de Ray “Fates Warning” Adler, qui prêtait son timbre au metal progressif énervé du groupe, c’est aujourd’hui un spécialiste de ce style, en la personne de Tom S. Englund – oui, celui d’Evergrey – qui prend le micro sur cet album.

Le résultat, c’est que le sentiment d’urgence qui faisait à mon avis tout le sel de la musique de Redemption revient en force. Oh, tout n’est pas encore à 100%, mais on sent que l’intensité des compositions a sensiblement augmenté sur Long Night’s Journey into Day.

Au reste, avec douze pistes – dont cinq qui passent la barre des six minutes – et pas loin d’une heure et quart de musique, Long Night’s Journey into Day is long. Long, certes, mais rarement ennuyeux: le morceau-titre, avec ses dix minutes, est un des plus impressionnants de l’album.

Ce n’est pas le seul titre valable de cet album, et de loin. Je pourrais citer “Someone Else’s Problem”, “The Echo Chamber”, “Indulge in Color”, “The Last of Me” ou l’étonnante reprise de “New Year’s Day”, de U2 (période “c’était encore un bon groupe de rock”).

Sans trop de surprise, avec l’arrivée de Tom Englund, cet album ressemble à un mélange entre Fates Warning, notamment pour les thèmes et certains passages plus calmes, et Evergrey, avec des éléments typiquement “rédemptiens” (notamment les soli de guitare et le piano).

J’ai l’impression qu’avec Long Night’s Journey into Day, Redemption a sévèrement resserré les boulons. Un certain nombre des soucis présents dans le précédent, comme l’avalanche de soli masturbatoires, ont été sinon résolus, tout au moins largement réduits. Il en résulte des compositions qui, malgré leur longueur, semblent plus compactes, plus intenses.

Oh, tout n’est pas réglé. Je pense qu’il y aurait encore pas mal de gras à virer pour retrouver l’énergie et l’urgence de The Fullness of Time, mais le groupe a déjà fait beaucoup de chemin. En l’état, Long Night’s Journey into Day n’est pas loin d’être l’album de Redemption que j’attendais depuis, oh, pas loin de quinze ans.

Bonus: la vidéo de “Someone Else’s problem”


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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