Ash vs Evil Dead, saison 2

Ash vs Evil Dead, saison 2

Bon, j’admets ici que vous avez tous vu la première saison de Ash vs Evil Dead, la série télé qui reprend le principe des trois films Evil Dead et le personnage de Ash Williams (l’inénarrable Bruce Campbell), accompagné de ses deux acolytes Pablo (Ray Santiago) et Kelly (Dana De Lorenzo).

Si ce n’est pas le cas, je vous invite à le faire séance tenante, parce que dans le genre débilo-gore autoréférent, on ne fait pas mieux. En plus, c’est plutôt court – dix épisodes de 25 minutes et bien poilant. En plus, ça vous permettra de comprendre tout le sel qu’il y a à voir Ruby (Lucy Lawless), antagoniste de la précédente saison, se retrouver forcée à faire alliance avec le trio.

Cette deuxième saison, en dix épisodes de vingt-six minutes, se regarde vite. Elle est placée sous le signe du retour aux sources. Comme on pouvait s’en douter, leurs vacances à Jacksonville vont être brutalement interrompues par un deadite taquin et la fine équipe va reprendre la route pour Elk Grove, ville natale de Ash, et la fameuse cabane dans les bois où tout a commencé, trente ans auparavant.

Du coup, en plus des morts-vivants et des démons, Ash va devoir faire face à son propre passé, à commencer par un père (Lee Majors en personne) acariâtre, des villageois hostiles – Ash traîne une réputation de tueur en série après les massacres des deux premiers films – et des amours de jeunesse qui resurgissent au pire moment. Et c’est sans compter sur le fait que le Necronomicon a son propre agenda.

Pour le reste, vous connaissez le principe: gros son, grosses bagnoles, gros flingues, tronçonneuse, humour noir et seaux de sang, avec en prime une louche de scato pour la couleur. Ash vs Evil Dead n’est pas une série quand fait dans le délicat et la seule chose qui y soit raffiné, c’est l’essence pour la tronçonneuse. Cependant, la série réussit à surprendre ses spectateurs par quelques retournements de bon aloi et une joyeuse tendance à péter les rotules aux codes du genre.

Comme le disait récemment Sandy Julien sur Facebook, « Sur le tard, tu comprends simplement que le seul truc qui cloche, dans les plaisirs coupables, c’est la culpabilité. » Ash vs Evil Dead est un plaisir coupable dont je ne me sens pas coupable du tout. Moi qui n’aime pas le gore et l’horreur, je me suis pris à aimer cette série et à rigoler comme un bossu aux bêtises de Ash et de sa bande de bras cassés.

En plus court, désolé pas désolé.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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