Astralium: Land of Eternal Dreams

Amateurs d’originalité à tout crin, arpenteurs des territoires mal cartographiés et autres prog-snob: passez votre chemin! Astralium est un groupe qu’Angry Metal Guy qualifierait volontiers de nightwishcore et ce Land of Eternal Dreams est très, mais alors très proche de son glorieux modèle finlandais.

C’est d’ailleurs grâce au site susnommé que j’ai découvert cette formation italienne de power-metal symphonique. Et s’il faut être honnête en admettant que le groupe ressemble beaucoup, mais alors vraiment beaucoup à Nightwish, il faut aussi avouer qu’ils mettent dans leur émulation un talent certain.

Land of Eternal Dreams – qui, il faut le souligner, est le premier album du groupe – compte douze titres entre trois et sept minutes et dure un poil plus d’une heure. Pas d’epics à rallonge, une intro de deux minutes parce que, bon, voilà, mais le reste est calibré.

Si je dis qu’Astralium ressemble à Nightwish, c’est pas pour faire genre. Il y a des passages qui flirtent carrément avec du pompage à l’état pur. Ça devient presque un jeu de repérer les influences. Que ce soit l’intro de « My Life Is My Eternity », celle de « A Dream’s Elegy » ou le pont de « Seven Seas, Seven Winds ».

Ceci posé, ce n’est pas non plus donné à tout le monde de jouer du quasi-Nightwish sans avoir l’air ridicule et là, franchement, Astralium fait plus qu’assurer. D’ailleurs, il ne faut pas non plus voir tout cet album comme une accumulation de copier-coller. Disons que le groupe assume complètement ses influences – et, tant qu’à être influencé, autant que ce soit par les meilleurs du genre.

Comme souvent dans ce genre de groupe, une grande partie de la qualité dépend de la chanteuse. Ici, c’est la soprano Roberta Pappalardo qui s’acquitte de la tâche avec brio. Elle est soutenue par des musiciens efficaces et une orchestration à grand spectacle.

Vous l’aurez compris, Land of Eternal Dreams ne marquera pas l’histoire du metal symphonique comme l’album le plus original des années 2010 (il est sorti en 2019). Ceci dit, Astralium propose ici un opus solide, que j’ai personnellement trouvé très plaisant à écouter.

Bonus: la vidéo du diptyque d’intro, « Remembrance / The Journey »

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