Asymmetric Road: Sinuous Mind

Asymmetric Road: Sinuous Minds

Asymmetric Road est un groupe qui a failli croiser ma route plusieurs fois: originaire de la région – un pied en Suisse et quelques autres en France – il a fait plusieurs concerts à Genève que j’ai raté pour diverses raisons. Il a fallu que Neoprog chronique leur premier album, Sinuous Mind, pour que je décide de mettre un terme à ces rendez-vous manqués.

D’abord, parce que Asymmetric Road est un groupe de métal progressif, ce qui n’est pas très courant dans le coin et – je l’ai découvert à l’écoute – parce que c’est un groupe qui accueille deux anciens membres du défunt Crysalid, dont j’avais déjà chanté les louanges. Ainsi, on retrouve l’exceptionnel Matthias Nussbaumer au chant, ainsi que Sébastien Perrad à la batterie.

Sinuous Mind compte dix titres et fait près d’une heure, avec des pistes entre cinq et six minutes; une intro de moins de deux minutes, un final qui dépasse de peu les huit minutes. Rien d’exotique, somme toute.

D’une certaine manière, Asymmetric Road reprend la formule de Crysalid, avec un metal progressif technique et énervé, dominé par la voix rageuse de Matthias Nussbaumer. Il ne faudra pas m’en vouloir: Come Closer m’avait réellement marqué à l’époque et j’ai du mal à faire autrement que de comparer.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Sinuous Mind, qui m’apparaît du coup comme une évolution pas forcément super-bien maîtrisée. En fait, plutôt qu’un évolution, Sinuous Mind m’apparaît comme un prototype de Come Closer. J’ai l’impression d’y trouver les mêmes éléments qui m’avaient plu, mais sous une forme moins aboutie.

Entendons-nous bien: Asymmetric Road bénéficie de musiciens plus que compétents et de réels talents en composition. Des titres comme « Road to Panic », « Three Months », « Cold Bitterness » ou « Our End » n’ont absolument rien à envier à des groupes comme Dream Theater ou Evergrey – deux des inspirations majeures du groupe.

Peut-être que le problème tient dans une production un peu « brute de décoffrage », qui mériterait plus de richesse et de profondeur pour donner à Sinuous Road l’impact qu’il mérite.

Même ainsi, Sinuous Road est un album qui montre l’étendue des compétences de Asymmetric Road. En l’état, il fait plus que tenir la route et propose un metal progressif solide et convaincant. Prochaine étape: voir le groupe sur scène!

Bonus: la vidéo de « Anna », qui n’est pas le moins énervé des titres de l’album

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Jeanne dit :

    J’aime la musique, mais l’accent du chanteur, ouf, ça coince. Je ne suis pas anti-accent, pourtant, mais il y en a qui ne fonctionnent pas terrible à mon avis, en musique.
    Je ne peux pas non plus m’empêcher de me demander ce qui les motive à chanter l’anglais. Parce que c’est plus naturel quand on a surtout des références anglophones? Parce qu’on peut espérer s’exporter plus facilement? J’ai moi-même souvent ce genre de questionnements et tentations (pas en tant que musicienne, mais apprentie écrivaine), mais plus ça va, moins ces arguments me semblent légitimes. Je pense qu’il faut s’en délivrer.

    • Alias dit :

      Hello et bienvenue!

      Je n’avais pas remarqué que le chanteur avait un accent particulier. Peut-être l’accent genevois, mais dans ce cas, avoir une grande gueule, ça aide pour chanter style « metal énervé ».

      En tous cas, il n’est pas pire que celui de Nick Barrett, le chanteur de Pendragon. 😉

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