Caligula’s Horse: In Contact

Caligula's Horse: In Contact

Je crois qu’à l’instar d’Angry Metal Guy – oui, j’aime beaucoup ce site – je vais lancer le terme “leprouscore” au vu de la masse de groupes qui se lancent dans un rock progressif moderne et teinté de metal sur le modèle des Norvégiens. Dernier avatar en date, et non des moindres, Caligula’s Horse et leur dernier album en date, In Contact.

Je vous avais déjà parlé de cette formation australienne, vue récemment au Very Prog Festival, à l’occasion de leur précédent album, Bloom. À l’époque, je les avais comparés à Haken plutôt qu’à Leprous, mais à dire vrai, Caligula’s Horse est quelque part entre ces deux formations.

In Contact compte dix pistes, divisées en quatre tableaux. Aucun doute, c’est bien du prog. Preuve supplémentaire: la moitié des morceaux approchent ou dépassent les six minutes, avec même un “Graves” qui passe la barre du quart d’heure. L’album dure un peu plus d’une heure (avec une piste bonus sur la version numérique).

Dans mon live report, j’avais dit que Caligula’s Horse est un groupe de pop coincé dans un groupe de prog coincé dans un groupe de metal. Pour développer un peu, c’est un groupe qui a une musique globalement très accessible, avec notamment un chanteur à la voix haut perchée, mais qui, de temps en temps, pique des démarrages sur un mode plus brutal et/ou plus acrobatique.

Dans le cas de In Contact, la quasi-intégralité de l’album est construite sur ce modèle et les compositions alternent des passages élégants dans leur simplicité, qui, soudainement, se déchaînent. Ça peut paraître surprenant, comme ça, mais c’est très maîtrisé. Il ne faut d’ailleurs pas aller très loin pour s’en apercevoir, puisque le premier titre de l’album, “Dream the Dead” en est une quasi parfaite illustration.

Il n’y a guère que “Inertia and the Weapon of the Wall”, curieuse narration de trois minutes, qui fasse un peu tache dans l’ensemble. Et encore: elle se comprend mieux comme introduction à la piste suivante, “The Cannon’s Mouth”.

Ce qui est impressionnant dans cet album, c’est le nombre de morceaux qui pourraient être des “tubes” en puissance – il n’est pas rare de penser à Muse – je pense notamment à “The Hands Are the Hardest” ou à “Songs for No One”. Et puis, pour ceux qui préfèrent leur prog vraiment prog, il y a le colossal “Graves”.

Si Bloom, le précédent album de Caligula’s Horse, ne m’avait pas complètement convaincu, In Contact m’impressionne. C’est à mon avis un des meilleurs albums de 2018, en tout cas un de ceux qui laisse présager du plus bel avenir pour le rock progressif.

Bonus: la vidéo de “Songs for No One”


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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