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Clepsydra: The Gap

Clepsydra: The Gap

Vous vous rappelez quand je disais que le rock progressif ne peut pas mourir parce qu’il ne sait pas s’arrêter? Eh bien, d’une certaine manière, le nouvel album de Clepsydra, The Gap, en est une nouvelle illustration.

Clepsydra est un des rares groupes suisses encore en activité, mais cette activité a connu un certain nombre d’interruptions depuis leur débuts, il y a près de trente ans. Notamment avec cet album, qui arrive dix-huit ans après le précédent. Originaires du Tessin, ils proposent un rock progressif très proche du néo-prog de Marillion à ses débuts.

Quand on voit le format de The Gap, on n’a aucun doute sur le côté prog: sept pistes, dont trois dépassent les dix minutes – et jusqu’à quinze pour « Millennium », l’épicentre de l’album – et deux autres font sept et neuf minutes. Au total, l’album dure plus d’une heure.

Je pourrais reprocher deux-trois choses à Clepsydra, comme un son un peu trop rétro pour être original (et une production pas toujours au top, d’ailleurs), ainsi qu’un chanteur capable de très belles choses, mais qui « force » sa voix. Mais pour être très honnête, ce qui me gêne le plus, c’est le côté « presque » du groupe.

The Gap propose du néo-prog de très haut niveau. Les compositions sont souvent somptueuses, avec des moments de pure grâce. Sauf qu’il y a toujours quelques petites maladresses qui empêchent que ce soit parfait. C’est frustrant, parce que je sens que, derrière, il y a un groupe qui a de l’expérience et une belle synergie de compétences.

Malgré tout, j’ai toujours une tendresse particulière pour la musique de Clepsydra. C’est peut-être un reste de patriotisme pas assumé, mais j’aime bien. Notamment le « When the Bells Starts Ringing » plutôt mordant, qui ouvre l’album avec un epic qui rappelle un peu les meilleurs moments d’Arena, ou « Millennium », qui est un autre epic de haute volée. J’aime aussi beaucoup le petit instrumental « Lousy Soul ».

Avec The Gap, Clepsydra signe un retour plutôt convaincant, même si – comme c’est souvent le cas – il donne l’impression que le groupe a repris exactement là où il avait laissé son ouvrage. Dans l’ensemble, c’est un bon album, avec des défauts souvent rattrapés par des passages sublimes. Je n’ai par contre pas réussi à le trouver en numérique, il vous faudra donc le commander en physique.

Et comme le groupe ne fait pas les choses à moitié, la seule vidéo qu’il a mise en ligne, c’est celle de « Millennium », la plus longue piste de The Gap

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