Corona Skies: Fragments of Reality

Corona Skies: Fragments of Reality

J’ai longtemps hésité entre faire cette chronique de Fragments of Reality, album du groupe finlandais Corona Skies, et me contenter d’une version abrégée pour les Restes du samedi de demain. J’avoue: malgré tous ses défauts, cet album m’amuse.

La musique de Corona Skies emprunte tout à la fois au hard-FM des années 1980, au power-metal contemporain, avec même une touche de metal progressif. En fait, le terme qui désigne le mieux cet album, c’est “paradoxal”.

Je m’explique: au niveau stylistique, on a des riffs et des mélodies qui semblent sorties tout droit de groupes méconnus de la fin des années 1980 et, dans le même temps, on a des compositions complexes et des sonorités modernes.

Pareil pour l’interprétation: les morceaux de Fragments of Reality oscillent entre le professionnalisme carré et la démo d’un groupe amateur enregistré dans une cave.

Fragments of Reality est un album plutôt court: quarante-trois minutes pour neuf pistes, dont deux se permettent tout de même de dépasser les six minutes. Le plus gros des compositions tourne cependant autour de quatre minutes.

À l’écoute, j’ai l’impression que Corona Skies n’est pas un groupe qui se prend au sérieux. La photo “officielle”, où le groupe pose avec des bananes, est un assez bon indice, comme l’est le titre “Delirium Disco” qui n’aurait pas dépareillé sur un album de Diablo Swing Orchestra.

Globalement, c’est un album de metal honnête, mais c’est plus une moyenne qu’autre chose. Il y a des pistes qui sont bien foutues comme “Big Boys Blues” ou “Business Suits You” et d’autres qui sentent le fromage comme une fondue dans une caserne après une journée de marche, genre “Falling Sky” ou “Summer Bum”.

Difficile, au final, de recommander cet album ou non. Il a ses bons côtés et d’autres qui semblent juste pas vraiment finis comme il faut. Comme mentionné plus haut, moi il m’amuse et il a des moments de pure énergie qui, à eux seuls, justifient l’achat. L’article de Angry Metal Guy, qui m’a inspiré cet achat, est d’ailleurs très mitigé.

Le mieux est sans doute d’aller sur la page Bandcamp ad hoc et voir ce que ça donne à l’écoute. À mon avis, ça vaut au moins une écoute complète, sinon plus.

Bonu: la vidéo de “Delirium Disco”, parce que c’est sans doute le morceau le plus fun de l’album

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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