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Crusader Kings III: Irlande 1409

Crusader Kings III: une dynastie plus tard…

Bon, j’ai « fini » une première partie de Crusaders Kings III. J’entends par là que je suis arrivé jusqu’à la fin du jeu avec ma dynastie irlandaise, c’est-à-dire jusqu’en 1453. Le voyage était cool, la destination… un peu moins.

Je vous avais dit, dans mon premier article sur ce jeu, que l’accent était mis sur la dynastie. Ce ne sont pas des paroles en l’air: en quatre siècles, j’aurai usé quinze monarques, du simple Comte de Dublin à l’Empereur d’Irlande (puis d’Alba)

À son apogée, ma dynastie régnait sur l’Irlande, l’Islande, l’Écosse, la Norvège, le nord de la Finlande, l’ouest de l’Allemagne, des bouts de la Russie et de l’Espagne, Naples, plus quelques possessions en Afrique et en Mésopotamie. Sans parler des possessions accordées à des cousins de la lignée, en Syrie, Galice ou au Mali.

Ouais, j’étais assez content de moi. Jusqu’à ce que mon empereur canne en laissant comme héritier un gnome de huit ans, qui s’est fait poutre par tous les barons ambitieux de la cour. Oups.

Donc, oui, les dynasties, c’est important dans ce jeu.

Comme souvent dans les jeux de grande stratégie, c’est le début qui est le plus difficile. Quand on a un oui deux comtés, une armée de moins de mille zozos mal dégrossis, des finances qui partent régulièrement dans le rouge et une cour composée de bras cassés qu’en comparaison, Kamelott est un institut pour surdoués, c’est rude.

Au bout d’un moment, c’est plus facile. Notez que je n’ai pas dit « facile », mais « plus facile ». Dans Crusader Kings III, il y a toujours pas mal de trucs complexes à gérer. Notamment la logistique des combats, surtout quand ils se déroulent de l’autre côté de la map.

Par exemple: les Croisades. Même quand elles ne se déroulent qu’en Espagne, ce n’est pas évident d’y aller (par contre, ça peut rapporter très gros, en sous et en prestige). Il faut savoir que les provinces ont une limite de logistique; si on y colle des armées plus nombreuses, on perd des bonshommes par attrition. Et puis transporter une armée par la mer, ça coûte cher.

Un des aspects qui m’a le plus agacé dans Crusader Kings III, c’est le côté aléatoire de certains événements. J’ai l’impression que ce côté random est beaucoup plus marqué que sur Hearts of Iron IV. C’est parfois très agaçant quand un quatrième allié vous demande de l’aide alors que vous avez déjà deux conflits et une croisade à gérer en même temps. C’est du vécu.

Cela dit, le côté roleplay du jeu est très intéressant. Bien connaître son personnage (et aussi les autres) permet d’optimiser les choix en cours de partie. Ça permet également de varier le style de jeu suivant les points forts et le « style de vie »: on ne joue pas de la même manière un personnage diplomate, érudit ou intriguant. Bon, on bourrine quand même, mais pas à la même fréquence.

On en arrive à la partie que j’ai trouvé franchement frustrante: la fin. Le jeu se termine donc en 1453 (date historique de la chute de Constantinople et de la fin de l’Empire romain d’Orient), mais arrivé à cette date, on a droit juste à un écran et un récapitulatif des souverains, mais pas grand-chose de plus.

C’est un peu frustrant. J’aurais bien voulu voir une comparaison entre ma dynastie et d’autres, par exemple. Ou un récapitulatif des conquêtes, voire une animation de l’expansion sur les quatre siècles. Je ne m’attendais pas à une cinématique de fin de fifou avec des explosions partout, mais je suis quand même déçu.

Cela dit, l’intérêt de Crusader Kings III est clairement plus dans le voyage que dans la destination. Au reste, Hearts of Iron IV n’est pas bien mieux loti, mais disons que c’est aussi un jeu qui a un but premier – la Deuxième Guerre mondiale – plus identifié.

J’imagine qu’il me reste encore une blinde de trucs à découvrir et encore plus à maîtriser. Mais, pour une « première » partie (modulo beaucoup de ragequits), c’était pas mal.

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