Des lasers dans les yeux!

Ça, c’est fait. J’entends par là que je suis donc rentré samedi soir de Strasbourg avec des yeux, sinon tous neufs, du moins dûment lasérifiés de façon à ce que je puisse me passer de lunettes. Ce qui n’est pas encore le cas, vu que je me trimbale avec de grosses lunettes noires façon star de ciné.

Mais commençons par le commencement: la première chose à faire, c’est de ne pas se tromper d’adresse. Car, dans la grande tradition du fail aliasesque, j’ai cru que l’opération se passait au cabinet d’ophtalmologie, avant de m’apercevoir – trois quart d’heure avant et après avoir commandé le repas au resto – que je devais en fait me rendre à un hôpital.

Fort heureusement, l’hosto en question n’était pas très loin de là (pas tout près non plus; c’eût été trop simple) et je ne suis arrivé qu’avec un minimum de retard à l’endroit indiqué. Là, la procédure est la suivante: un dernier petit examen pour la route, des gouttes anesthésiantes dans les yeux, un emballage façon salle d’op’ (blouse, charlotte et chaussons aux pieds) et c’est parti!

L’opération en elle-même doit durer moins de dix minutes, chrono. Je mentirais si j’affirmais que c’est une formalité: c’est quand même assez stressant. D’une part, parce qu’on bricole des choses autour de vos yeux, ce qui n’est jamais très rassurant, et d’autre part parce que l’opération se fait sous une sorte de masque en tissu – le champ opératoire, qui gêne la respiration.

En fait, ça m’a un peu rappelé une séance chez le dentiste, en plus court et la douleur en moins. Je sais que ce n’est pas exactement rassurant…

Pendant l’opération, la partie la plus pénible, c’est quand le docteur pose le dispositif qui maintient les paupières en place. Après, pendant l’opération, il faut juste faire en sorte de garder les yeux – les deux – sur une lumière orange, pendant que le laser opère. La seule chose que j’ai sentie, c’est une légère odeur de brûlé.

Et, donc, dix minutes après m’être allongé sous la machine, je me relève; le docteur me donne des lunettes anti-UV que je dois garder à peu près en permanence et je me retrouve avec une vue floue, mais déjà à peu près fonctionnelle. Pour dire, la photo en vignette de cet article, je l’ai prise moi-même, moins d’un quart d’heure après l’opération.

Un dernier examen et je peux déjà quitter l’hôpital, environ une heure après y être entré. Je vois flou (et sombre, à cause des lunettes), mais je vois. Par contre, entre le voyage et l stress de l’opération (plus le fait que j’ai mal dormi les jours avant) je suis claqué et, rentré à l’hôtel, je m’accorde une heure et demie de semi-sieste.

Le soir, je peux déjà me promener sans problème et lire le menu du restaurant (pas sans mal, mais j’y parviens). Pour l’ordinateur, c’est moins facile: entre la luminosité et un effet de double vue, c’est très vite fatiguant (mais faisable). Le docteur m’avait dit que c’est le lendemain que je verrais le plus grand changement, mais pour moi, ce fut très progressif (qui a dit “normal”?).

La nuit fut d’ailleurs assez peu réparatrice: l’hôtel est certes bien situé pour ce qui est du cabinet de l’ophtalmo (lire: pile en face), il est aussi dans une rue extrêmement passante et dépourvue d’air conditionné. En général, je déteste l’air conditionné, mais là, j’aurais bien aimé pouvoir fermer la fenêtre plutôt que d’avoir à subir les hurlements des badauds.

Toujours est-il que, le lendemain, je vais au cabinet d’ophtalmologie – celui en face de l’hôtel – pour des derniers examens. Tout est normal et j’ai officiellement une vue à douze dixièmes. Pas mal, surtout quand on sait que je partais avec une myopie à -8.5/-6.5 et qu’un des yeux a été sous-corrigé pour compenser une future et prévisible presbytie.

À l’heure où j’écris ces lignes, soit quarante-huit heures après l’opération, je peux lire et écrire, sur papier ou sur écran, sans problème. Tout n’est pas parfait: mes yeux sont encore sensibles à la lumière (je vois des halos autour des sources de lumière), je dois garder ces satanées lunettes noires pendant encore un moment, ce qui me plonge dans un crépuscule permanent. En plus, ça tient chaud.

Je dois prendre des médicaments (des gouttes antibiotiques et des larmes artificielles) et j’ai parfois l’impression d’avoir des trucs dans l’œil; je dois encore revoir l’ophtalmo à Genève cette semaine, mais, dans l’absolu, c’est un plein succès.

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