DGM: Tragic Separation

DGM, c’est typiquement le groupe qui fait des albums à cause desquels les deux hémisphères de mon cerveau se fâchent à mort. Dans le cas présent, le dernier s’appelle Tragic Separation, ce qui est de circonstance.

DGM est une formation italienne de power-metal, active depuis plus de vingt-cinq ans. Quelque part, j’ai presque envie de dire que c’est LA formation italienne de power-metal, mais il y a quand même beaucoup de concurrence. Cela dit, elle a un son assez archétypique.

Tragic Separation est un album de près d’une heure, avec dix pistes qui, à trois exceptions près, font entre cinq et six minutes. les deux exceptions sont deux compositions de sept-huit minutes et une brève conclusion instrumentale de deux minutes.

Je connais DGM depuis un petit moment; je les ai vus deux fois en concert et, si je ne connais pas toute leur discographie, j’avais ici même chroniqué leur dernier album, le fort sympathique The Passage. C’est important pour la suite de cette chronique.

Disons les choses ainsi: Tragic Separation est un album très bien foutu. Les compositions sont carrées, les musiciens connaissent leur affaire sur le bout des doigts – littéralement dans le cas des guitaristes – et le chanteur est impressionnant. Si vous ne connaissez pas DGM et que vous êtes plutôt nouveau dans le power-metal, c’est un album parfait pour vous lancer.

Par contre, si vous avez un chouïa plus de bouteille, c’est moins idéal. Ça reste un album très bien foutu avec d’excellents musiciens et tout, mais très franchement, j’ai du mal à y trouver de l’originalité. Par rapport au genre, de façon générale, et plus particulièrement par rapport au précédent album du groupe.

À la décharge de DGM, c’est un groupe qui compense largement ce côté classique par une énergie et un enthousiasme communicatifs. Le groupe s’y connaît en metal qui poutre: Tragic Separation a un souffle épique certain, avec une blinde de compositions qui dépotent et des soli de guitare assez ahurissants.

Vous comprenez maintenant la brouille cérébrale que je mentionnais en intro de cette chronique. Selon une vieille expression de chroniqueur musical, DGM n’a pas inventé la poudre, mais il sait la faire parler. Vous aurez d’ailleurs noté que j’ai soigneusement évité de parler de power-prog-metal…

Mais si vous avez envie d’un album qui tabasse bien comme il faut, avec des mélodies de haute tenue et un savoir-faire certain, Tragic Separation devrait avoir ce qu’il faut pour vous satisfaire.

Bonus: la vidéo de « Flesh and Blood »

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5 réflexions au sujet de “DGM: Tragic Separation”

  1. Oui, il passe comme une lettre à la poste, mais ce n’est clairement pas le dernier Evergrey par exemple (je viens de recevoir le CD ce matin).

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