Didier Barcco

Âmes prudes, esprits sensibles, amateurs du bon goût et autres imperméables au deuxième degré, passez votre chemin! Monsieur le Chien est de retour avec Didier Barcco, une bande dessinée qui fleure bon le capitalisme viril, la France profonde et le bois massif.

Intitulé « Plaisir d’offrir, fierté de vendre », cet ouvrage narre les aventures de son héros éponyme, une sorte de Bob Morane de la vente, acolyte écossais en moins. Celui-ci est appelé au chevet d’une entreprise familiale de vente de meubles qui, dans sa riante métropole de Châteauroux, se voit confrontée au péril jaune.

Comme souvent avec Monsieur le Chien, on a ici un joyeux mélange entre la parodie d’aventure, l’absurde consommé et le mauvais goût le plus sûr: archétype héroïque des temps modernes, Didier Barcco est à la fois vendeur émérite, combattant d’élite et amant d’exception. C’est Alain Delon, Jean-Paul Belmondo et Bernard Tapie dans un seul corps (mais en plus jeune), avec Gérard de Villiers comme dialoguiste.

Plaisir d’offrir, fierté de vendre est peut-être un ton en-dessous de l’humour de l’exceptionnel Féréus le Fléau et un ton au-dessus au niveau de la provocation franchouillarde (racisme, machisme, sexe et violence gratuite à tous les étages), mais ça reste quand même très drôle, avec des répliques qui tuent (voir Châteauroux et mourir!) et des situations rocambolesques à foison.

Combats à mort, poulpes redoutables, plans diaboliques, traquenards, convention Star Trek, pistolets à clous, balles de tennis et guet-apens: Châteauroux est en effet au bord du chaos.

À noter que l’on peut lire les premières pages de l’histoire sur le site du clébard (lien ci-dessus; il y en a une vingtaine de pages), histoire de se faire une idée. Si vous n’avez pas attrapé des boutons ou une furieuse envie de voter communiste, vous êtes mûrs pour acheter cet album.

Oui, je sais, je suis nul pour vous le vendre, mais à côté de M. Barcco, nous sommes tous des amateurs.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. July dit :

    Encore une fois on oublie de parler de Plouffi (?) l’ours !

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