DivinaSion 2017: Laser Hawk

DivinaSion 2017

Je ne sais pas si l’idée était de prendre au mot les mauvaises langues qui prétendent que le Valais est resté coincé dans les années huitante, mais cette édition 2017 de DivinaSion affichait une thématique « 1980 » assez marquée, avec son sous-titre « Laser Hawk » et sa déco de bar ultra-thématique, avec console Atari, Mac SE et néons qui clignotent.

Moi qui ai connu cette période, ça me fait toujours un peu ricaner de voir des p’tits jeunes qui n’étaient sans doute même pas nés en 1989 jouer sur les pires clichés de l’époque, mais en même temps, ça fait partie du jeu. Si j’ose dire.

À vrai dire, si j’avais eu un peu plus de temps, je me serais peut-être laissé tenter par l’écriture d’un scénario thématique, mais en l’état, je me suis contenté de venir le samedi avec deux parties de Freaks’ Squeele basées sur le tutoriel du livre de base. J’ai embarqué au passage Antoine, mon complice dans l’écriture du jeu. On a failli avoir nos exemplaires auteur à montrer, mais la douane et la poste en ont décidé autrement. Tant pis.

Sur place, l’habituel local du Totem de Sion nous accueille en plein soleil. Après le temps crasseux de ces derniers jours, ça fait du bien de se poser en terrasse pour déguster la bière locale. On en profite pour saluer les habitués et taper la discute, pendant que les cuisiniers préparent l’immense cuissot de bœuf pour le soir.

Dans la grande salle, les figurinistes sont en plein dans leurs parties, tandis qu’autour du bar, ce sont les jeux de plateau qui sont à l’honneur, avec une assez impressionnante ludothèque; les rôlistes, eux, squattent les salles des étages.

Et, d’ailleurs, c’est l’heure de mes propres parties. J’avais posé un maximum de six joueurs – pas forcément idéal pour Freaks’ Squeele, mais c’est gérable pour une table de présentation au format court – et j’ai eu table pleine les deux fois, avec respectivement trois et deux joueuses, dont une débutante à chaque table, ce qui est toujours cool.

Ce n’est pas pour nous jeter des fleurs, je suis toujours satisfait de voir à quel point ce scénario-tutoriel fonctionne bien en convention et même en initiation. La création de personnage s’intègre bien dans l’ensemble et les quelques scènes d’action permettent aux joueurs de bien apprivoiser les mécaniques. En tous cas, les joueurs avaient l’air contents, même si très peu d’entre eux ne connaissaient la BD.

DivinaSion est une de ces conventions régionales éminemment sympathiques, avec bonne bouffe, bonnes boissons et bon accueil. Le fait que ça me titille également la fibre valaisanne est un bonus. C’est aussi une bonne occasion pour se remettre dans le bain des conventions avant de plus gros morceaux, comme Octogônes dans deux semaines. Y compris les retours à la nuit tombée et les bus de nuit pour ma cambrousse.

Pour ceux que ça amuse, j’ai une petite sélection de photos avec des couleurs qui piquent sur Flickr.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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