Doom Patrol

Il y a l’homme-robot, l’ex-actrice métamorphe ou presque, le pilote radioactif et son symbiote, la fille et ses soixante quatre personnalités. Ils sont réunis dans un manoir autour du Chef. C’est l’équipe de super-héros dysfonctionnelle par excellence, la Doom Patrol.

Entendez par là : they’re doomed.

Doom Patrol, c’est une série qui se situe dans l’univers DC. Comme souvent, derrière, il y a un comics; celui-ci remonte aux années 1960, mais est peut-être plus connu par son run plus récent, scénarisé par Grant Morrisson. Et, avant que vous ne le demandiez, non, je ne l’ai pas lu.

L’histoire raconte les histoires d’une bande de super-héros – ou, pour être plus précis, d’une bande de parias qui se trouve avoir, en plus de problèmes physiques et psychiques, des super-pouvoirs. Ils vivent dans le Doom Manor, sous la bienveillante autorité du Chef, jusqu’au jour où ce dernier se fait enlever par le machiavélique Mister Nobody.

Dit comme ça, Doom Patrol a l’air d’être une série turbosérieuse. Sauf que, pas vraiment. Enfin, disons que s’il y a un fond assez sérieux, avec des personnages qui ont tout de même des fêlures et des drames passés bien réel, ce qui s’y passe l’est beaucoup moins.

Par exemple, on va retrouver les personnages à l’intérieur d’un âne, à la poursuite d’un dénommé Danny qui s’avère être une rue genderqueer, dans un institut pour héros séniles, face à un chasseur de barbe ou affrontant un rat vengeur et un cafard apocalyptique nommé Ezechiel.

Et puis il y a Mister Nobody, démiurge narrateur interprété par un Alan Tudyk en complète roue libre, qui pète le quatrième mur au moins un épisode sur deux. Face à lui, Le Chef est incarné par Timothy Dalton, dans un rôle qui rappelle un peu celui qu’il tenait dans Penny Dreadful, d’ailleurs.

Quand je dis que Doom Patrol est une série pas vraiment sérieuse, il faut comprendre qu’elle a tendance à souffler le chaud et le froid dans un constant décalage entre les situations absurdes et les enjeux bien réels.

Surtout, elle met en scène des personnages faillibles et, souvent, cassés. Ce qui n’est pas très courant dans l’univers DC, qui a plutôt tendance à jouer sur la notion d’archétypes. Tous les membres de la Doom Patrol ont des fêlures et des problèmes avec la notion de réalité.

J’ai bien aimé, mais peut-être parce que Doom Patrol est une série de super-héros qui ne ressemble aux séries de super-héros. C’est barré, absurde, mais très humain. Quinze épisodes d’environ une heure pour cette première saison, avec une deuxième à suivre.

Bonus: la bande-annonce

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