Elder: Reflections of a Floating World

Elder: Reflections of a Floating World

Mon premier contact avec Elder, Lore, n’avait pas été complètement positif. Néanmoins mon ami et collègue Oliver ayant insisté, j’ai voulu redonner une chance à ce groupe avec leur nouvel (et non deuxième, comme je l’avais écrit auparavant) album, Reflections of a Floating World.

Trio originaire de Boston, Elder propose une musique qui flirte avec les frontières entre le stoner, le rock psychédélique et le rock progressif. Comme souvent avec ce genre de mélange, tout est question de proportion et d’équilibre et, à mon avis, ce nouvel album est plus réussi que le précédent.

Avec une heure et cinq minutes, Reflections of a Floating World a tout du poids lourd. Surtout quand on considère que l’album ne compte que six pistes, dont la plus courte dépasse les huit minutes et la plus longue flirte avec le quart d’heure.

Avec des pistes de l’ordre de dix minutes, Elder prend le temps pour tisser des paysages musicaux impressionnants. Le chant est également présent, mais peu mis en avant par le mixage; ce sont vraiment les guitares qui ont la part belle. On notera aussi quelques touches de claviers bienvenues pour apporter un peu de légèreté dans les murs de sons.

Avec sa pochette style rétro, Elder lorgne clairement du côté des années septante. Au niveau du style et des sonorités, c’est également le cas, mais avec une touche de modernité – et, fort heureusement, une production un peu moins crapoteuse (sauf pour ce qui est de la voix, donc, mais je suppose que c’est voulu).

Le mélange stoner/psyché n’est toujours pas ma tasse de thé, mais j’ai l’impression que sur ce Reflections of a Floating World, Elder apporte un peu plus qu’une simple touche prog. Les compositions sont plus lumineuses et aériennes et, au-dessus des grosses guitares en façade, des mélodies somptueuses viennent se plaquer.

Sans être absolument turbogénial, Reflections of a Floating World est un album impressionnant, planant et puissant à la fois, avec des superbes mélodies et une sérieuse intensité, le tout servi par des musiciens qui savent de quoi ils parlent. Il est disponible sur Bandcamp à un prix très raisonnable et je vous conseille fortement de vous y intéresser pour commencer 2018 sur les chapeaux de roue.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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