Elyose: Ipso Facto

Elyose: Ipso Facto

Quelque part, ce nouvel album d’Elyose, Ipso Facto, se présente sous le signe de l’occasion ratée: alors que le groupe parisien passe demain en concert à moins d’un kilomètre de chez moi, j’embarque ce matin dans le TGV pour Paris. Je chouine un peu, mais bon.

J’avais découvert Elyose il y a maintenant trois ans, avec Théogyne et ce nouvel album reprend en grande partie les mêmes recettes: de l’electro-metal à voix féminine, dans un style qui rappelle un peu un Blood Stain Child, croisé avec Nightwish période Tarja, chanté en français.

Évidemment, avec un style pareil, les douze pistes de Ipso Facto sont plutôt courtes: on dépasse rarement les cinq minutes, et pas de beaucoup non plus. C’est plutôt une bonne chose, parce que ce genre a vite tendance à tourner en rond et Elyose n’échappe pas toujours à cet écueil.

Disons les choses autrement: cet album menace fréquemment de me lasser. Il y parvient parfois, mais quand il est bon, il est très bon. Surtout, il dépote ferme: le côté hystérique de l’électro se marie surprenamment bien à l’enthousiasme parfois bien bourrin du métal

J’avoue franchement ne pas être un fan du chant en français; je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal et j’ai souvent l’impression que les chanteurs et chanteuses en font des tonnes. Avec Elyose, c’est un problème mais, là encore, l’énergie du groupe et des compositions parviennent à faire passer beaucoup de choses.

J’aime beaucoup « L’animal-aimé », « Plus qu’humain » et son invité en chant masculin growlé, « Mon charme » et un « Rédemption » avec ses accents moyen-orientaux, mais fondamentalement, ce Ipso Facto se laisse écouter de plutôt bonne grâce.

Le genre électro-métal n’est pas si courant et ses représentants francophones doivent se compter en binaire sans dépasser les deux chiffres. Elyose est donc, à ce titre, doublement intéressant: en tant que rare représentant d’un genre donné et, au-delà de cette considération, comme représentant plutôt doué.

Sans être transcendant, Ipso Facto est un chouette album, qui bouge bien, ce qui me fait d’autant plus regretter de les rater demain.

Bonus: la vidéo de « Rédemption »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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