Eternal Wanderers: The Mystery of the Cosmic Sorrow

Eternal Wanderers: The Mystery of the Cosmic Sorrow

Il y a des groupes qui surgissent sur mon progdar comme venus de nulle part (ou de Progarchives). Dans le cas présent, Eternal Wanderers est un projet russe, né de la créativité des sœurs Kanevskaya, et The Mystery of the Cosmic Sorrow est un concept album, leur troisième (ou quatrième).

En grande partie instrumental, cet album mélange rock progressif symphonique entre Yes et Pink Floyd, rock électronique à la Tangerine Dream et musique de film avec des fortes inspirations Star Trek. Dans la démarche – et dans la pochette – il rappelle un peu Hibernal.

The Mystery of the Cosmic Sorrow compte dix pistes, dont les durées s’échelonnent entre quatre et vingt-trois minutes, mais avec une préférence pour les morceaux longs, entre six et dix minutes, pour une durée totale d’une heure et demie. En format physique, c’est un double CD.

Évidemment, avec une telle longueur, il y a à boire et à manger dans cet album. De façon générale, j’ai tendance à nettement préférer les passages instrumentaux – à commencer par l’epic de vingt-trois minutes « The End of the Satellite Age », une pure bande originale de film. Pas que les parties chantées soient ratées, elles sont même plutôt pas mal dans un style très yessien, mais je les trouve un cran en dessous du reste.

Pour un concept album, je dois avouer que Eternal Wanderers ont produit ici un joli résultat. S’il manque deux trois-trucs, comme un thème, il est plutôt solide et cohérent. Je dirais cependant que si c’est une belle source d’inspiration musicale pour des rôlistes amateurs de science-fiction, il est quand même très typé prog et, de fait, je ne recommanderais pas forcément à des néophytes en la matière.

The Mystery of the Cosmic Sorrow est néanmoins un très bon album, à mon goût. Vous pouvez vérifier par vous-mêmes sur Bandcamp, où l’album est à l’écoute et au téléchargement (à $12, mais pour un double album, ça reste très correct).

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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