Fête du Jeu 2012

De nouveau sur la route pour un retour à la Fête du Jeu de Saxon! Je vous avais parlé l’année passée de cette convention multi-genre et très grand public, sise dans le magnifique cadre de l’ancien Casino de Saxon; cette nouvelle édition a été quelque peu pénalisée par un temps nettement moins favorable, mais semble avoir bénéficier d’une organisation encore plus resserrée.

En fait, à l’instar d’une ancienne pub pour bagnole, on pourrait dire de la Fête du Jeu qu’elle a tout d’une grande, sauf sa taille. Entendons-nous bien: ce n’est pas exactement les portes ouvertes dans la ludothèque de campagne, mais ce n’est pas non plus le Festival du Jeu de Cannes. Le Casino et son parc offrent certes un espace assez vaste, mais pour quelques centaines de personnes.

C’est un événement qui est quand même très axé « grand public », avec beaucoup de jeux de plateaux familiaux et, par voie de conséquence, beaucoup de familles avec enfants. Ce qui n’empêche pas que le jeu de rôle – sur table et grandeur-nature – y soient bien représentés. Il y avait, sur tout le week-end, une quinzaine de parties prévues, plus une campagne qui court sur les trois jours.

Le dilemme est que, pour le jeu sur table, il est situé dans des salle très confortables, mais isolée. C’est très agréable pour jouer, mais pas très visible. Je ne me plains pas: la salle sous les combles où j’ai joué – ça me change du carnotzet de l’année passée – était parfaite.

J’ai eu droit à un groupe composés à parts égales de (très) jeunes qui débutent et de joueurs plus expérimentés, ce qui m’a valu d’intenses – et un peu pénibles – périodes de microgestion sur des détails triviaux, où j’avais plus l’impression de jouer à « Advanced Shopping et Pinaillage » qu’à Tigres Volants.

Cela ne les a pas empêché de me sortir des idées originales, du genre à penser que l’avocat véreux est de mèche avec la représentante des actionnaires qu’il dit représenter (et qu’il a fait enlever, mais ça les personnages ne le savent pas à ce moment) et de résoudre le scénario par la bande – même si, dans ce dernier cas, j’avais choisi de pousser la conclusion, faute de temps.

Et, comme toujours en Valais, tout se finit par une raclette. À ce sujet, j’ai trouvé que certains prix de la buvette étaient un peu prohibitifs: autant je n’ai aucun problème à payer une thune pour de l’hydromel, autant je trouve que deux francs cinquante pour un verre d’eau gazeuse, c’est un peu abusé. Cela dit, mention spéciale à l’organisation pléthorique de l’événement (et leurs gilets ultra-sponsorisés): il faut au moins une telle armée mexicaine pour gérer la masse de familles qui avait envahi les lieux.

L’année passée, je vous avais recommandé le séjour; je doute que mon seul lectorat ait eu un impact sur la fréquentation des lieux, mais j’ai l’impression que, malgré le temps maussade, il y avait plus de monde. C’est bien, continuez!

J’ai mis une petite galerie de photos sur Flickr, pour ceux que ça intéresse.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Clément dit :

    Pas de jeux à boire ? http://www.acces-soiree.fr/jeux-a-boire-avec-alcool.php : de ce genre.

    • Alias dit :

      Je pense que c’est le genre de jeu que les organisateurs préfèrent éviter, ne serait-ce que c’est déjà un peu trop courant pendant les week-end en Valais.

      Ceci dit, bienvenue.

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