Frost*: Day and Age

Celui-là, c’est peu dire que je l’attendais: Day and Age, le nouvel album de Frost*, est enfin arrivé!

Au cas où vous auriez raté mes chroniques précédentes, je tiens Frost* pour un des groupes les plus intéressants de la scène prog contemporaine. Du coup, ce n’est pas sans appréhension que j’en ai lancé la lecture.

Frost*, c’est un groupe né en 2004 des envies de Jem Godfrey, musicien britannique actif dans plusieurs groupes pop-rock et fan de rock progressif à ses heures perdues. Cette genèse à elle seule explique la particularité du groupe: c’est du prog avec une sensibilité pop.

D’une certaine manière, c’est aussi ce qu’on appelle le « néo-prog », mais c’est un sous-genre qui reste souvent bloqué stylistiquement dans les années huitante. Frost*, c’est le genre à le choper par une cheville et le traîner dans le XXIe siècle, qu’il le veuille ou non.

Tout ceci pour vous dire que Day and Age, quatrième album studio du groupe, dure cinquante-quatre minutes. Il compte huit pistes, dont deux epics de dix minutes ou presque, qui se font d’ailleurs écho, le reste oscillant entre quatre et sept minutes.

Le morceau-titre, qui ouvre l’album, est un peu une surprise. Si ce n’est sa longueur inhabituelle – onze minutes et demie – il ressemble beaucoup à du néo-prog de la fin des années huitante, tendance « j’ai beaucoup écouté Genesis ».

Et, somme toute, il est assez à l’image de l’album: Day and Age est beaucoup moins expérimental que, mettons, Falling Satellites. Oh, certes, il y a tout de même quelques bizarreries, comme l’intro de « Terrestrial » ou « The Boy Who Stood Still », une narration fantastique (de Jason Isaacs) mise en musique.

On retrouve les éléments caractéristiques de Frost*: une énergie impressionnante emmenée par une section rythmique ultra-percutante et pas mal de jeux sur les harmonies vocales. Par contre, Day and Age est nettement moins marqué par les sonorités électroniques.

Au final, je suis un peu partagé. Bon, j’ai l’habitude: c’est un peu toujours comme ça avec les albums de Frost*. D’un côté, Day and Age est un excellent album de néo-prog moderne, mais de l’autre, je le trouve très classique par rapport aux précédents. limite trop classique.

La vérité, c’est que je suis un chieur. J’aimerais toujours plus, toujours mieux, surtout d’une de mes groupes préférés. Avec Day and Age, Frost* n’est peut-être pas à son meilleur, mais ça reste un des plus grands groupes de prog du début du XXIe siècle.

Alors si vous aimez le rock progressif ou que vous avez envie de voir ce qu’on peut encore faire de neuf avec, après un demi-siècle, allez vite écouter Day and Age. Enjoy yourselves… you scum!

Bonus: la vidéo de « Day and Age »

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