Galactikraken: Starship Velociraptor

Accrochez vos ceintures par-dessus vos combinaisons en lamé, chaussez vos cyberlunettes polarisées: Galactikraken, le meilleur groupe de l’univers, vous accueille à bord de son Starship Velociraptor pour un voyage musical rétrofuturiste.

Galactrikraken, c’est le projet d’un certain Jonathan Young, musicien américain qui, si j’en juge par sa chaîne YouTube, est surtout un spécialiste des reprises.

Ici, il donne dans un style qui oscille entre pop eighties, synthwave et un petit feeling metal. Ça rappelle un peu The Night Flight Orchestra ou Beast in Black, mais en beaucoup plus synthé. Même les guitares donnent un peu l’impression d’être jouées sur un orgue bon-tant-pis.

Starship Velociraptor, c’est du rapide. Ce n’est pas pour rien qu’un des titres s’intitule « Hyperspeed »! Seule une des onze pistes de l’album dépasse les cinq minutes, toutes les autres sont entre trois et quatre minutes et de mie, Au total, l’album dure trois quarts d’heure.

J’avoue: j’ai acheté cet album après avoir écouté trente secondes de « Glory or Gold », la première piste. Je soupçonne que les pistes contiennent un puissant message subliminal qui vise spécifiquement les gens qui ont été ados dans les années huitante.

Starship Velociraptor, c’est du concentré de zeitgeist musical: comme si l’auteur avait distillé un peu tous les trucs qu’on trouvait cools à l’époque: l’imagerie SF, les synthés, le metal, les premiers animés, les jeux vidéos. Le tout balancé avec une énergie absolument dingue.

Des pistes comme « Glory or Gold », « Settle It with a Swordfight », « Hyperspeed », « Army of Tigers », « Storm the Castle » ou « Man the Cannons » sont des diamants compressés par des décennies de cool.

Non, barrez ça: Starship Velociraptor est ce diamant, chacune des pistes en sont des facettes.

Maintenant, j’ai conscience que c’est un album qui ne parlera pas à tout le monde. À moi, il me parle. OK, techniquement il me hurle dessus, à ce niveau. Avec un vocodeur. Mais même moi, il m’a pris par surprise.

Galactikraken a beau prétendre le contraire dans les mots-clés de sa page Bandcamp, Starship Velociraptor n’est pas du metal, ce n’est pas du prog non plus (c’est plutôt régressif, même). Pour « keytarcore », je veux bien admettre. N’empêche que ça vaut la peine d’écouter cet album, Au moins d’essayer.

Bonus: la vidéo de « Best band of the Universe »

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9 réflexions au sujet de “Galactikraken: Starship Velociraptor”

  1. Très (WTF) bon album ! T’as pas oublié “turbo pouet pouet licorne” (avec l’ac-en-ciel) pour le décrire ?! ou alors ça ne recouvre tout a fait ? XD, merci pour la découverte ! Il me semble pourtant être plus jeune que toi, l’age ne fait pas tout, le bon goût aussi ;-p

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  2. J’ai écouté… Ça va du “franchement bien” à “aie mes oreilles” en passant par “ah ouais sympa”. Il y a une intro d’un morceau où j’ai cru qu’ils avaient faits une reprise de “I’m so excited” en entendant les premières mesures !! Mais 2-3 morceaux sont partis dans mes favoris sur spotify donc une découverte sympathique. 😀

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