Godspeed You! Black Emperor: Luciferian Towers

Godspeed You! Black Emperor: Luciferian Towers

Dans le post-rock, on peut dire qu’il y a le post-rock et il y a Godspeed You! Black Emperor. Le groupe canadien vient de sortir un nouvel album, Luciferian Towers, qui montre que, même avec un statut de vétéran du genre, on peut encore faire des choses originales.

Instrumentale, la musique de Godspeed You! Black Emperor emprunte ici à la musique de chambre (voire au néo-classique façon Mike Oldfield) et aligne la bagatelle de dix musiciens, en incluant les invités. On a du violon, du violoncelle, du saxophone et de la trompette en plus des habituels instruments rock.

Luciferian Towers – aussi écrit “Luciferian Towers”, avec les guillemets – fait un peu moins de trois quart d’heure. Suivant comment on compte, il comporte quatre pistes ou huit, avec deux epics divisés en trois parties chacun.

“Undoing a Luciferian Towers” (ne me demandez pas pourquoi “Towers” est au pluriel) est un morceau très atmosphérique, qui me rappelle le début de Hergest Ridge, mais en plus chaotique et discordant. “Bosses Hang”, le premier opus en trois parties, est une construction plus lumineuse, avec une lente montée en puissante appuyée par des violons et un final lumineux en troisième partie.

“Fam/Famine” renoue avec les constructions lentes et discordantes, avant que l’album ne se conclue par “Anthem for No State”, deuxième triptyque de l’album. Disons les choses ainsi: il ne ressemble pas à un hymne, même non-national. C’est également une structure avec une montée en puissance, mais dont la première partie évoque plus une marche funèbre, avant de partir dans une apothéose appuyée par des cuivres.

Soyons clair: Luciferian Towers n’est pas l’album le plus limpide du siècle. Il est lent, sombre, torturé, mais il est également très intéressant, bien plus élaboré que la plupart des productions actuelles de la scène post-rock. Je vous recommande donc de l’approcher avec curiosité et circonspection – par exemple sur la page Bandcamp du groupe.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Shiva dit :

    Dans le panier. Merci Alias pour le lien et la critique. On aime bien ce groupe à la maison.

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