“The Inexplicables”, de Cherie Priest

Quatrième tome en date de la série steampunk “Clockwork Century” de Cherie Priest (le dernier, Fiddlehead, vient de sortir), The Inexplicables nous ramène sur les lieux du premier roman, Boneshaker: Seattle, sa cité emmurée, son gaz mortel et ses zombies.

Si l’on va retrouver un peu toute la foule des précédents ouvrages – Briar et Zeke Wilkes, Miss Mercy l’infirmière et le capitaine Cly et son équipage; seuls les personnages de Clementine manquent à l’appel – The Inexplicables est surtout centré sur le personnage de Rector Sherman, un orphelin peu recommandable, car accro à la “sève”, cette drogue faite à partir du gaz qui zombifie.

Rector va se lancer dans une sorte de quête de rédemption pour retrouver son ami Zeke, qu’il croit mort dans les ruines de Seattle. Il va devenir un des nouveaux habitants de la ville emmurée et, avec Zeke (qui n’est toujours pas mort) et Houjin, découvrir une grave menace qui pèse sur la petite communauté.

Le retour à Seattle signifie également un retour dans l’ambiance plombée des souterrains de la ville empoisonnée: plombée par l’environnement, mais aussi par ses luttes intestines. Mais les différentes factions sauront faire front commun face à un ennemi qui, en plus, menace de répandre les fléaux au-delà des murs.

À la lecture de The Inexplicables, je vais finir par croire, d’une part que Dreadnought et son action non-stop (en tous cas dans la deuxième partie) était une anomalie et, d’autre part, que je suis maudit avec les contextes géniaux qui servent de toile à de fond à des intrigues molles du genou.

Dit autrement, il ne se passe pas grand-chose dans ce bouquin; enfin, il se passe bien un ou deux trucs, mais il faut le reste du roman pour mettre tout ça en place. Au moins, à la fin, ils font péter des trucs avec des quantités déraisonnables de dynamite, donc c’est plutôt pas mal.

C’est dommage, parce que si l’on excepte ce faux rythme, il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce roman, à commencer par une galerie de personnages qui s’étoffe de plus en plus et un contexte très bien pensé. Cela dit, si The Inexplicables tient debout raisonnablement bien tout seul, je conseillerais de lire d’abord Boneshaker, tant les deux sont liés.

Bref, The Inexplicables m’apparaît comme – encore – un tome de transition, ce qui m’inquiète un peu pour le dernier (comme dans final): soit ça va continuer quand même, soit l’auteur va combler les trous avec du hop-hop-hop en pagaille. Bon, au moins et pour autant qu’on puisse en juger sur la foi de la couverture, il y a l’air d’y avoir de l’action.

En conclusion, si vous avez déjà lu les autres volumes de la série, il est évident que vous devrez lire The Inexplicables. N’en attendez pas des merveilles, mais plus un retour sur les personnages du premier et un tremplin vers le prochain. Si ce n’est pas le cas, commencez par un autre volume, c’est préférable.

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