Jour J, tome 35: Les Fantômes d’Hispaniola

Jour J, tome 35: Les Fantômes d'Hispaniola

Fin du XVIIIe siècle: sur l’île de Saint Domingue, les espoirs d’une révolution des esclaves, emmenée par Toussaint Louverture, sont en apparence éteints avec la capture de ce dernier par les Français. Mais, avec l’aide du vaudou et d’un Irlandais nommé Walker, la situation pourrait bien changer.

Les Fantômes d’Hispaniola est le trente-cinquième tome de la série de BD uchronique Jour J. Il part sur une idée originale: la tentative de création d’une République d’Haïti par l’ancien général français d’origine haïtienne, Toussaint Louverture. Il a également la particularité d’intégrer frontalement un élément fantastique: le vaudou.

À la base, l’idée est plutôt bonne et fonctionne plutôt bien. Centrée sur Walker, l’ex-soldat anglais d’origine irlandaise, l’histoire se déroule dans un premier temps de façon intéressante. Ça se gâte par la suite. Surtout, la fin est très confuse, au point de noyer le retournement final, pourtant très malin.

On pourra reprocher à l’histoire de se centrer de nouveau sur les “chouchous” des auteurs – la France et les États-Unis – mais ce n’est pas le plus gros problème. Pour moi, le souci est vraiment le dernier quart de la BD: c’est le moment où les nœuds de l’intrigue devraient être révélés, mais à la place, je me suis retrouvé sans trop savoir qui faisait quoi et où.

C’est d’autant plus dommage que le contexte est plutôt bien rendu, la trame historique intéressante et le point de divergence susceptible d’apporter des changements vraiment intéressants. De plus, le trait de Dim D., certes très classique, est un des meilleurs de la série et appuie efficacement l’histoire signée par l’habituel duo, Jean-Pierre Pécau et Fred Duval.

Les Fantômes d’Hispaniola aurait pu être un bon, voire un très bon Jour J, mais en l’état, il me donne une impression de bâclé d’autant plus gênante que je l’ai ressentie également dans le précédent tome, Le Dieu vert (que je n’ai pas chroniqué) – suite de La Ballade des Pendus.

En l’état, ça reste une histoire lisible, avec de bons moments. Il faudrait peut-être que les showrunners de cette série serrent cependant quelques boulons du côté du contrôle qualité pour les prochains tomes.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Iceman dit :

    Comment? Je n’ai pas connu ça avant avec 34 tomes….impardonnable.

    • Alias dit :

      Et encore, je ne parle pas des spinoffs, comme Luftballons ou America über alles.

      Ou Le Grand jeu, du même auteur.

      • Iceman dit :

        America über alles j’ai lu…je ne sais plus quand. Intéressant et on a beaucoup de ce genre de scenarios

        • Alias dit :

          Oui, mais peu qui sont vraiment solides et crédibles. Après, je suis un peu un gros snob pour ce qui est des uchronies. J’ai trop été gâté par 1940, la France continue. 😉

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