Konom

Il est toujours réjouissant de voir apparaître des groupes de rock progressif. Par exemple, ce Konom, qui vient de balancer un premier album sans titre, mais que l’on appellera également Konom par simplicité.

Konom est une formation anglaise, qui a déjà pas mal de bouteille, mine de rien: dix ans d’existence, d’abord sous le nom Ascent, puis sous ce nom pour leur premier album.

Leur rock progressif est résolument moderne, avec une sérieuse influence prog-metal. Le groupe cite Frost* et Haken dans ses influences, mais il a un son déjà bien à lui, avec une discrète partie de violons.

Konom ne fait pas vraiment d’effort pour prétendre être autre chose que du prog: quatre titres pour cinquante-deux minutes, une seule composition de moins de huit minutes et un magnum opus de près de vingt-cinq minutes, en cinq tableaux.

Et, tant qu’à annoncer la couleur, la première piste s’intitule « A Welcome Change » et dure plus de dix minutes. Au passage, on notera que le nom du groupe est une référence directe à Fondation, d’Isaac Asimov.

Prog, donc.

Si je dois commencer tout de suite par les choses qui fâchent, je dirais que la voix de Arya Bobaie n’est pas le point fort de Konom. Vous me direz, il a quitté le groupe (en bons termes) la semaine passée, mais bon.

Cela dit, c’est loin d’être un mauvais chanteur, c’est juste que je trouve que son côté lyrique, parfois un peu forcé, ne colle pas tout à fait avec le reste de la musique. Il est aussi possible que ça soit une énième illustration du syndrome « Alias fait son chieur ».

J’aime beaucoup leur approche, somme toute très accessible. Konom a un côté néo-prog et les aspects metal sont principalement pour donner de la patate aux composition. Et de la patate, ils n’en manquent pas.

Ce que je trouve surtout impressionnant avec Konom, c’est qu’ils sont à la fois capable d’allier cette énergie impressionnante avec la capacité de balancer des compositions de plus de dix minutes sans se perdre en route. À ce titre, « The Great Harvest » est simplement impressionnant.

Pour un premier album, Konom fait montre d’une maîtrise franchement impressionnante. On pourrait leur reprocher d’être encore très classique dans leur approche du prog, mais ce serait pinailler. Ils ont déjà une identité reconnaissable.

Konom est disponible sur Bandcamp et je le recommande avec enthousiasme aux fans de rock progressif qui fréquentent ces pages par millions (à quelques millions près).

Bonus, la vidéo « live-studio » de la première partie de l’epic « The Great Harvest »

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3 réflexions au sujet de “Konom”

  1. J’ai bien aimé cet album également. La voix du chanteur m’a un peu dérangé au début mais finalement on s’y fait.
    C’est quand même un prog qui sonne très rock je trouve.

    Répondre
    • Comme beaucoup de groupes de prog “modernes”, ils n’hésitent pas à aller chercher du côté du metal. Ils se définissent même comme un groupe de metal progressif, mais je trouve que c’est un peu poussé.

      Répondre

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