« La Cabale des miroirs » de Cat Merry Lishi

L’infirmière Ophidia Mambala pensait en avoir fini avec les dangereux secrets de l’Institut, ses fous, ses magiciens et ses chimères. Peine perdue: le bazar reprend de plus belle dans La Cabale des miroirs, qui fait suite à La Conjuration des fous, signé Cat Merry Lishi.

La première menace a été écartée, mais en ce faisant, l’Institut est désormais dans le collimateur du Ministère. Littéralement, puisque ce dernier projette de raser l’endroit une fois pour toute. Ne reste plus à Ophidia qu’à tenter de sauver tout le monde et défaisant tout l’écheveau de secrets qui s’entortille autour des lieux et de ses pensionnaires.

Je tiens à vous avertir de suite: je ne suis pas convaincu par La Cabale des miroirs, dernière livraison en date de la collection Les Saisons de l’Étrange. Le premier tome m’avait laissé une impression de frustration que le second a eu du mal à dissiper. Disons qu’étant prévenu, j’en ai pris mon parti.

Du coup, si je ressors de nouveau de cette lecture en ruminant des choses pas claires, j’ai quand même un sentiment plus satisfait. J’ai aussi eu plutôt tendance à laisser aller le cours des choses; ça aide.

Le plus gros souci que j’ai eu, c’est la multiplication des personnages. Il y en a des blindes, qui ne sont pas toujours très intéressants, voire qui se confondent dans ma tête. Sans parler des morts qui ne sont pas morts et de quelques vivants qui ne le sont pas non plus.

Si l’écriture de Cat Merry Lishi est plutôt énergique, son style tend à être baroque et à ajouter une couche supplémentaire de complexité. Ce qui, à ce stade, est un peu abusé. Enfin, les secrets de l’intrigue me font penser à ce qui arrive quand deux chatons de quatre mois jouent dans des bobines de fil. Oui, c’est du vécu.

Cela dit, je ne peux pas être complètement négatif sur La Cabale des miroirs. D’abord, parce que l’intrigue a un côté poétique, une sorte de fantasy urbaine positive dans un monde que l’on imagine froid et artificiel.

Ensuite, parce que ce même monde – que j’avais qualifié de steampunk dans ma chronique du premier tome, mais qui est plutôt « shitpunk », vu que les automobiles roulent à la bouse – est plutôt attachant, lui aussi.

Plus simplement, je soupçonne que je ne suis pas le public-cible de ce diptyque. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais j’ai l’impression que ce n’est pas un bouquin pour moi. Pour les amateurs d’ambiance début XXe siècle alternatif, avec magie et monstres (genre, joueurs d’Itras By), il y a cependant de quoi faire.

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