“Les Compagnons de Roland”, de François Peneaud

"Les Compagnons de Roland", de François Peneaud

Eh oui, encore un ouvrage de la collection Les Saisons de l’Étrange; ils ont l’avantage de se lire vite. Les Compagnons de Roland, signé François Peneaud, est une aventure pulp à grand spectacle. Au menu: aéronefs, superscience, pouvoirs psychiques, complots et années 1930!

On a donc un groupe de héros, autour de Gabriel Dacié, ingénieur en aéronautique et aventurier, face à des conspirateurs qui recherchent les épées légendaires de Charlemagne et de Roland afin de prendre le contrôle d’un artefact qui pourraient leur donner le contrôle de la France.

Quelque part, il y a dans Les Compagnons de Roland un côté très Brigade chimérique, avec des héros plus grands que nature et une science qui a le pouvoir de refondre la nature même de la réalité, le tout dans une période dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est troublée – on est en 1932 et l’histoire fait de fréquents aller-retour avec la Grande Guerre, en 1917.

L’aventure en elle-même est assez classique – encore qu’une intrigue “parasite”, sous la forme d’un autre artefact mystérieux ouvrant des portes vers d’autres dimensions, vienne se greffer sur la narration, mais il y a un rapport. Elle est cependant menée avec entrain. Le rythme de ce roman est soutenu et son écriture est plaisante.

C’est cependant une lecture plus contemporaine des tropismes du pulp que nous propose François Peneaud, dont c’est ici le premier roman. On retiendra l’arrière-plan politique, sur un – léger – fond de montée des fascismes (qui me rappelle quelque peu la relecture de Harry Dickson en BD, par Christian Vanderhaeghe), le personnage de Violette de Grange, scientifique de premier plan qui n’hésite pas à faire le coup de poing, et le couple que forment Gabriel Dacié et Jean de Grange.

Je ressors donc de la lecture des Compagnons de Roland, premier tome des aventures de Gabriel Dacié, avec une impression plutôt positive. C’est du pulp modernisé, très plaisant. On a envie d’en voir plus.

D’autres avis chez La biblio de Koko et Au pays des Cave trolls.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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