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Long Distance Calling: STUMMFILM

Long Distance Calling: STUMMFILM

Oui, STUMMFILM, tout en majuscule. C’est le titre de l’album live de Long Distance Calling, enregistré l’année passée à Hambourg. Et j’aime autant vous dire qu’il mérite ses majuscules, parce que dans le genre monument post-rock, il se pose un peu là.

Long Distance Calling est une formation allemande de post-rock, parmi les plus innovatrices du genre. Elle n’hésite par exemple pas à intégrer des éléments de trip-hop et les compositions de dix-quinze minutes, ça ne leur fait pas peur.

D’ailleurs, dans ce STUMMFILM, il n’y en a pas moins de six sur les quatorze titres de l’album, plus deux autres de plus de neuf minutes. En tout, c’est un double album de deux bonnes heures que voici.

J’ai déjà vu Long Distance Calling deux fois en concert: une fois au Night of the Prog et l’autre avec Solstáfir à Genève. C’est une formation plutôt impressionnante sur scène, mais si j’avais eu l’occasion d’aller voir ce concert, je pense que j’aurais passé mon tour.

En effet, sous-titré « A Seats and Sounds Show », il s’agit d’un concert assis. Pour un groupe comme Magma, je veux bien faire un effort, mais là, non. D’autant plus que le post-rock de Long Distance Calling, il remue sévère! Mais bon, la question ne se pose pas ici: j’écoute certes cet album assis, mais c’est un album, pas un concert.

Pour en revenir à STUMMFILM, c’est du costaud. Au niveau format, donc, mais aussi pour ce qui est du contenu. Le groupe y aligne plusieurs de ses compositions les plus percutantes. Les arrangements sont le plus souvent classiques, mais avec quelques surprises, comme la présence d’un violoncelle sur un « Black Paper Planes » d’anthologie (violoncelle aussi présent sur plusieurs autres pistes).

Je ne vais pas vous faire toute la setlist, y’a rien à jeter. L’album alterne des passages mélancoliques sur fond de narration de fin du monde (« The Very Last Day »), des paysages façon plaines américaines (« Like a River »), des montées en puissance symphoniques (« On the Verge »), des horizons électro surréalistes (« Interlude ») et des brulôts nucléaires qui flirtent avec le post-metal (« Out There »), le tout avec une maîtrise du genre impressionnante.

Si vous ne connaissez pas Long Distance Calling, STUMMFILM est l’occasion de découvrir un groupe phare de la scène post-rock. Et si vous les connaissez, c’est un complément limite indispensable à la discographie du groupe. D’ailleurs, le groupe a sorti un nouvel album studio, dont je vous reparle tout bientôt.

Bonus: la vidéo de « Black Paper Planes », le morceau qui me fout les poils à tous les coups

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