Magnum: Escape from the Shadow Garden

Magnum: Escape from the Shadow Garden

Alors que je regardais machinalement dans le bac à soldes de mon fourgue habituel – La Citadelle, donc – je suis tombé sur Escape from the Shadow Garden, un album de Magnum millésimé 2015. Il m’a regardé, avec son illustration de Rodney Matthews . Je ne pouvais décemment pas l’y abandonner, alors j’ai décidé de lui offrir un foyer.

Ah oui, tiens: encore un album avec un titre en “Escape from”. Par contre, musicalement, rien à voir!

Plus de quarante ans d’activité – moins cinq ans de split, mais ça ne compte pas – et une vingtaine d’albums au compteur, Magnum est probablement le meilleur groupe de classic-rock dont vous n’avez jamais entendu parler. Personnellement, je les connais depuis le milieu des années 1980 avec leur album Vigilante et sa pochette pouët-pouët-licorne. Littéralement.

Leur musique se situe quelque part entre le rock progressif et le hard-rock, dans une lignée qui inclut des groupes comme Asia, Saga, Foreigner et bien d’autres – souvent disparus depuis. Emmenée par le duo Bob Catley (chant) – Tony Clarkin (guitares) depuis leur premier album, ce n’est pas exactement la formation la plus avant-gardiste qui soit, mais c’est un style qui me parle toujours autant.

Onze pistes, un peu plus d’une heure, des compositions qui flirtent régulièrement avec les six-sept minutes, Escape from the Shadow Garden est un album plutôt généreux. Magnum n’a jamais été un adepte des très longs morceaux, à quelques exceptions près, et ce n’est pas plus mal.

Quant au contenu, eh bien je pourrais vous renvoyer à ma précédente chronique d’un album de Magnum – The Visitation – parue il y a sept ans. À part les titres des pistes en exemple, j’aurais bien pu faire un copier-coller: tout y est.

C’est à la fois la force et la faiblesse de Magnum: ils ont une recette qui fonctionne plutôt bien, mais qui ne les incite pas non plus à se renouveler. Escape from the Shadow Garden ressemble pas mal à The Visitation, qui ressemble à presque tous les albums de Magnum que j’ai pu écouter.

Il y a de belles pistes tout de même dans cet album: “Unwritten Sacrifice”, “Midnight Angel”, “Wisdom Had its Day” ou “Burning River”, dans un très pur style Magnum, et d’autres qui me parlent moins, comme le très hard-rock “Too Many Clowns” au titre un peu WTF. Et puis fuck, je suis fan de la voix de Bob Carley!

Un album de Magnum, pour moi, c’est un peu comme les gros sacs de bonbons qu’on achète dans les conventions, sur ces stands qui proposent dix mètres carrés de sucre sous formes diverses. Au fond de soi, on sait que ce n’est pas de la vraie nourriture, mais c’est juste trop bon. Et ça rappelle aussi un peu sa folle jeunesse, avouons-le.

Bonus: un extrait de “Too Many Clowns”; pas vraiment ma préférée, mais c’est la seule vidéo promotionnelle officielle dispo en ligne


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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