Nanowar of Steel: Stairway to Valhalla

Nanowar of Steel: Stairway to Valhalla

Il est temps de reparler du plus grand groupe de metals de tous les temps, des géants transalpins métamorphes qui honorent notre genre musical préféré par leurs albums profonds et… Ouais, bon, on va parler de Stairway to Valhalla, le nouvel album de Nanowar of Steel.

Si je dis “metals”, ce n’est pas une typo mais bien un pluriel. En effet, sous ses dehors de groupe-déconne, Nanowar of Steel est aussi un groupe qui joue avec plusieurs style de metal avec un grand bonheur. Bon, souvent pour se foutre de leur gueule, mais pas que.

Comme souvent avec ce groupe, Stairway to Valhalla est un album copieux: pas moins de dix-huit pistes et une heure – à quatre secondes près, mais on ne va pas chipoter. Certes, ce sont des pistes plutôt courtes, souvent accolées à une intro de quelques dizaines de secondes, mais tout de même.

Sur ce Stairway to Valhalla, on trouve:

  • une intro metal symphonique en latin, qui est en fait la déclinaison du mot “rosa” (oui, comme Jacques Brel, mais pas vraiment, et en plus je n’aime pas Jacques Brel);
  • qui enchaîne sur la chanson “Barbie MILF Princess of the Twilight”;
  • un “Call of Cthulhu” façon trash/indus, qui contient un solo de clavier de téléphone et la classique invocation chtulhienne sur un air de samba;
  • “Heavy Metal Kibbles”, du heavy-meowtal façon Judas Priest, mais avec des chats;
  • une parodie de Dream Theater (oui, encore);
  • qui sert d’intro à une parodie de Manowar (oui, encore);
  • “… and then I Noticed that She Was a Gargoyle”, avec des bouts de Mike Oldfield et une montée en octave foirée exprès;
  • un solo de perceuse;
  • des bouts de Bee Gees;
  • “The Quest for Carrefour”, sans doute composée un lendemain de Hellfest et qui est plus Blind Guardian que du Blind Guardian;
  • un “Hail to Liechtenstein” façon full-powah Sabaton.

… et j’en passe.

Il faut avouer que si les compositions de Nanowar of Steel sont souvent très drôles, question humour, ce n’est pas exactement du léger. C’est très moyennement woke.

Par contre, c’est souvent drôle à deux niveaux: d’abord dans le côté parodie burlesque, mais aussi, quand on s’y connaît un peu en metal, sur les références multiples.

Déjà, le nom “Nanowar of Steel” est une double blague, en référence à Manowar, bien sûr, mais aussi au changement de nom de Rhapsody of Fire. Il faut croire que ces derniers ne sont pas rancuniers, vu que Fabio Leone, leur chanteur, vient faire le guignol sur “Barbie MILF Princess of the Twilight”.

Ensuite, le groupe met un point d’honneur à faire des parodies qui sonnent comme les vrais. Voire plus, parfois: j’ai cité quelques exemples, mais “In the Sky”, “Ironmonger” ou “Uranus” sont également bluffantes. Le niveau des musiciens est juste hallucinant.

Histoire d’enfoncer le clou (avec la perceuse de “Another Drill in the Wall”), on ajoutera que Potowotominimak, le chanteur, a également commis l’illustration de la pochette. Des malades, je vous dis!

Je n’irais pas jusqu’à dire que Stairway to Valhalla est l’album de l’année, d’abord parce qu’il est paru en 2018 (oui, je suis en retard), mais également parce qu’on n’est qu’en mar… euh, en avril. Cependant, ça aurait pu être un candidat sérieux.

Si leur précédent opus, A Knight at the Opera, m’avait laissé un petit goût de trop peu, celui-ci est au niveau de Into Gay Pride Ride, voire meilleur. Il est à recommander à tous les fans de true metal of steel, surtout si vous pensez que le genre se prend trop au sérieux (et encore plus si vous pensez le contraire, en fait).

Vous pouvez retrouver Stairway to Valhalla sur Bandcamp; je vous le conseille avec enthousiasme.

Bonus: la vidéo de “Barbie MILF Princess of the Twilight”; il y en a beaucoup, beaucoup d’autres sur leur site, certaines encore plus débiles!

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