Oceanwake: Earthen

Oceanwake: Earthen
Le post-metal, pour moi, c’est un peu le genre “docteur Jekyll et Mister Hyde”: des ambiances planantes auxquelles s’adjoignent des mirs de guitares avec des riffs décapants, façon ponceuse industrielle. Nouvel exemple avec Oceanwake, groupe finlandais qui, avec Earthen, pousse la dichotomie à fond.

Oceanwake propose un post-metal qui va très loin, à la fois dans le côté “post” et dans le côté “metal”: les ambiances sont somptueuses et les parties agressives tuent des grizzlis adultes avec les dents. Du coup, Earthen est un album dans lequel on va trouver du growl, du scream et, peut-être, si on a de la chance, un peu de chant clair.

Question format, le groupe ne fait pas semblant non plus: deux pistes, l’une de vingt-cinq minutes et l’autre de vingt. Bien évidemment, chaque composition est divisée en plusieurs mouvements, mais il faut le savoir, vu qu’aucune indication n’est présente.

Ce n’est pas très grave, mais les subdivisions sont évidentes à l’écoute de Earthen: l’album passe d’un extrême à l’autre avec fluidité, les moments de grâce mélodiques semblant n’être présents que pour donner l’illusion d’un bref répit avant de replonger dans le chaos. À côté d’Oceanwake, Cult of Luna c’est de l’ambiante!

Alors je ne vais pas vous la jouer macho: parfois, j’ai du mal. Le côté “chaos torturé sauce barbelés rouillés”, ça me tente moyen à la base et en musique encore moins. Du coup, les portions les plus brutales de Earthen me donnent presque envie d’arrêter là l’écoute. Ce qui est dommage, parce que les passages mélodiques sont très chouettes.

Mais, en conséquence, je ne peux conseiller Earthen qu’aux ceusses qui ont les cages à miel renforcées et qui n’ont pas peur des montagnes russes – en char d’assaut. Pour vous faire une idée, vous pouvez d’une part jeter un œil sur la chronique d’Angry Metal Guy, grâce à laquelle j’ai découvert Oceanwake, et, d’autre part, écouter l’album sur Bandcamp.

Comme disait maître Zégut en son temps, le port du casque est obligatoire!


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. JC dit :

    A écouter donc, j’adore les “cages à miel renforcées”

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