Cult of Luna: Live at the Gaîté Lyrique, Paris

Cult of Luna: Live at the Gaîté Lyrique, Paris

Ce Live at the Gaîté Lyrique de Cult of Luna est un album dont l’achat entre dans la catégorie « sur un malentendu ». Je l’ai raflé en même temps qu’une vingtaine d’autres CD lors de ma séance traditionnelle de pillage du rayon « rock progressif » de Gibert Musique (le rayon « hard-rock/metal » est juste à côté), mais ce n’est pas le live que j’attendais.

La raison en est que j’avais vu passer, il y a quelques mois, l’annonce par le groupe d’un album live, certes, mais sur la base de Mariner avec Julie Christmas. Vu que ce dernier est un de mes gros coups de cœur de l’année 2016, j’en salivais d’avance. Mauvaise pioche: le concert sur lequel est basé cet enregistrement est antérieur (avril 2016) et ne contient donc aucun morceau de Mariner.

Je suis donc déception et cette déception risque de quelque peu entacher cette chronique; je tiens à vous prévenir d’avance. Cette chronique ne concerne d’ailleurs que la partie « CD » du coffret, qui contient également un DVD.

Pour ceux qui ne connaissent pas Cult of Luna, on va résumé: c’est du brutal. Ce groupe suédois donne dans le post-metal, un genre qui rappelle le défunt Isis et qui combine des lignes instrumentales post-rock avec beaucoup, BEAUCOUP de guitares et des vocaux hurlés à la face du monde, comme autant d’insultes impies. C’est brutal, mais ça n’exclut pas un élément mélodique certain; c’est surtout très intense, avec une impression d’urgence.

Ce live compte pas moins de treize pistes réparties sur deux CD, ce qui n’est pas très impressionnant, sauf quand on sait que plus de la moitié des compositions atteignent ou dépassent les neuf-dix minutes. Au total, la durée de l’album atteint les cent dix minutes.

Hormis le présupposé de départ, dit « Tonton Alias s’est encore automoubourré, c’est pas beau de vieillir », j’ai deux soucis avec cet album. Le premier est un classique de presque tous les albums live: c’est un pis-aller par rapport à voir le groupe sur scène pour de vrai. Le fait que je les ai ratés lors de leur passage à Lausanne n’aide pas.

Le second, c’est que je ne connais de Cult of Luna que les deux derniers albums, Vertikal (I et II) et Mariner – ce dernier étant donc totalement absent de la setlist. Du coup, j’évolue en terres inconnues pour à peu près la moitié de cet album. Certes, ce ne sont pas de gros soucis, mais leur conjonction fait que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce Live at the Gaîté Lyrique.

Objectivement, ce n’est pas un mauvais album, mais principalement parce que c’est Cult of Luna et que Cult of Luna, c’est bien. Des morceaux comme « Light Chaser », « I : The Weapon », « Echoes », « Finland » restent des tueries. Objectivement aussi, l’aspect « live » n’apporte pas grand-chose à l’interprétation des morceaux. En même temps, le groupe joue tout le temps comme s’ils étaient les derniers survivants face à l’Armageddon.

Le mieux que je puisse vous conseiller, c’est d’aller sur leur page Bandcamp, où l’album est en écoute et au téléchargement – d’ailleurs à un prix risible vu sa longueur (c’est un double album au prix d’un simple). Et de ne pas faire comme moi: la prochaine qu’ils passent en concert pas loin de chez vous, allez les voir!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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