Les restes du samedi: Comedy of Errors, Lion Shepherd

Comedy of Errors, Lion Shepherd

Pour cette édition des restes, deux albums de rock progressif – ou peu s’en faut – qui sont plaisants, mais qui peinent à m’enthousiasmer pour des raisons différentes: Comedy of Errors et Lion Shepherd. C’est le genre d’album sur lequel j’ai du mal à écrire le minimum syndical, mais qui reste plutôt bien fait.

House of the Mind, du groupe écossais Comedy of Errors est un album qui rentre dans la catégorie honnie du rétro-progressif. « Honnie », parce qu’elle est à mon avis quelque peu contraire à l’esprit du rock progressif. L’idée de jouer « à la manière de », c’est plus de la reconstitution historique.

Comme souvent dans ce style, cela donne de très belles mélodies et des morceaux bien construits et interprétés avec compétence et entrain. Par contre, quelqu’un comme moi est plus distrait que charmé par les clins d’œils musicaux appuyés aux maîtres de l’époque – fin 70 début 80 – comme Yes, Genesis ou même Marillion.

Quelqu’un qui aura moins tendance à s’agacer sur ce « jeu des sept mille erreurs » musical trouvera néanmoins dans House of the Mind un album d’un fort beau gabarit, avec des morceaux de belle taille et aux compositions élégantes. On peut le trouver sur Bandcamp.

Lion Shepherd est un projet basé sur le duo entre le musicien d’origine syrienne Kamil Haidar et son compère polonais Mateusz Owczarek. Heat est leur nouvel album, mais si le groupe se réclame du rock progressif, j’ai un peu du mal à saisir pourquoi. On a un rock teinté d’un peu de blues et de beaucoup d’influences moyen-orientales, qui donnent à l’album une coloration particulière

Objectivement, il y a des choses très bien dans ce Heat, comme le morceau-titre ou « Code of Life », mais même si je suis sensible aux sonorités arabisantes, j’ai du mal à m’enthousiasmer sur la distance. La musique de Lion Shepherd est un peu trop lisse, à mon goût; on croirait plus à un projet sorti des Real World Studios de Peter Gabriel.

En l’état, je ne doute pas que Heat soit un album qui réjouira les amateurs d’un rock plus classique que progressif; il se trouve que, pour ma part, je le trouve un chouïa trop convenu à mon goût.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. JC dit :

    Même avis sur Heat, pas vraiment prog tout ça. Mais le groupe est vraiment bon en life, si tu as l’occasion. Pour House Of Mind, je l’ai juste trouvé chiant, dans le rétro il y a cent fois mieux comme The Watch.

    • Alias dit :

      Je note pour Lion Shepherd en live. Le rétro-prog, c’est un peu les biscuits-apéro du prog: c’est cool à grignoter, mais ce n’est pas satisfaisant (et en trop grande quantité, ça coupe l’appétit).

      Après, je me dis que le contexte compte aussi: si je n’avais pas eu des monstres comme Eva Can’t, ITQ ou Leprous (la semaine prochaine) dans ma playlist, j’aurais peut-être été plus indulgent (et plus inspiré) pour ces deux chroniques.

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