Les restes du samedi: Diablo Swing Orchestra / Offworld / Siljan

Diablo Swing Orchestra / Offworld / Siljan

Retour à un format plus classique pour ce deuxième Restes du samedi de la nouvelle année, avec trois groupes. L’un est plutôt connu – Diablo Swing Orchestra – le deuxième issu d’un groupe un peu connu – Offworld – et le troisième – Siljan – des p’tits jeunes qui débutent.

Commençon par Pacifisticuffs, le nouvel album des Suédois de Diablo Swing Orchestra. Le groupe avait sa carrière comme un groupe de metal avant-gardiste, mélangeant des éléments de jazz et de swing avec un côté cabaret burlesque assez réjouissant. Si j’étais méchant, je dirais que la partie la plus réjouissante de l’album est le mot-valise oxymorique du titre.

C’est loin d’être vrai, mais j’avoue une frustration certaine à l’écoute de Pacifisticuffs, qui semble avoir en grande partie abandonné ses racines metal et qui, du coup, ressemble à un “simple” album de swing/burlesque modernisé. Je vous aurais bien mis un extrait comme exemple, mais je n’ai pas pu trouver la moindre vidéo légale issue de cet album. Il va donc falloir que vous me fassiez confiance. Ou pas.

Offworld, c’est une bande de Belges (mais non, ce n’est pas une insulte) qui ont décidé de se lancer dans un projet de space-rock bien barré, genre Ozric Tentacles – ou plutôt Quantum Fantay, puisqu’on y retrouve deux des membres de ce groupe – sous stéroïdes et hallucinogènes divers. Objectivement, l’album n’est pas mal, sinon que c’est très similaire à Ozric Tentacles et que c’est souvent nawak.

Some Circles Are Square est donc un concept de science-fiction avec des extra-terrestres et d’autres concepts bien fumés. Probablement trop fumés, parce que ça part franchement dans tous les sens. J’aurais dû faire plus confiance dans l’avertissement sur la chronique de Néoprog, mais bon, j’aime bien le space-rock et la SF, je me disais que ça se tente.

L’album peut s’écouter sur la page Bandcamp du label (Freia Music).

Enfin, Siljan est un groupe de metal progressif originaire de Marseille, dont Light in Chaos est le premier album. Leur musique a un petit côté Porcupine Tree en plus metal, jouant plus sur les ambiances que sur l’énergie pure. L’idée n’est pas mauvaise, mais j’ai l’impression qu’elle est très difficile à maîtriser et que, dans le cas présent, Siljan a eu les yeux plus gros que le ventre.

Ce n’est pas que l’album, également découvert via Neoprog, est mauvais; on y trouve des parties musicales très correctes qui démontrent la compétence des musiciens, mais les compositions sont peu enthousiasmantes, toujours un peu “en-dedans”, comme par timidité. L’album est disponible sur Bandcamp, c’est donc facile de vérifier si cette approche vous convient plus qu’à moi.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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