Serenity in Murder: The Eclipse

Serenity in Murder: The Eclipse

En fait, le metal, c’est un truc fractal: même les sous-genres les plus obscurs comportent des sous-sous-genres. Toujours. Ou alors on peut voir ça comme des ensembles stylistiques disparates qui se rentrent dedans de façon à la fois lubrique et non-euclidienne, c’est selon.

Bref, j’ai écouté The Eclipse, de Serenity in Murder.

L’autre truc rigolo avec ce groupe, c’est que si j’avais récemment chroniqué Ember Falls, un groupe finlandais qui fait de la musique presque comme les Japonais, eux sont des Japonais qui jouent presque comme des Finlandais. Et eux aussi, je les ai découverts par une chronique d’Angry Metal Guy.

À la base, Serenity in Murder, c’est du death mélodique, avec le bouton “mélodique” coincé sur onze ou douze, avec en prime un côté symphonique lui aussi bloqué sur un nombre pas raisonnable et quelques virgules électro. En fait, comme le souligne AMG, un peu tout le monde dans le groupe semble se battre pour l’hégémonie sonique – y compris les pieds de micro, si ça se trouve.

Avec ses dix pistes courtes – aucune ne dépasse les cinq minutes – et ses quarante minutes, The Eclipse file à grande vitesse. En même temps, à l’ouï de la densité de l’orchestration, ce n’est pas plus mal: on frise parfois l’overdose.

Il démarre également à fond les bielles, avec l’instrumental “Earthrise”, “A Torch for Avengers” qui me fait penser à une version metal de la BO de Attack on Titan et “The Isle of the Dead”.

Ça se calme un peu par la suite, notamment avec la quasi-ballade “The Sea Is…” ou le “Dreamfall” limite techno, mais globalement, l’ambiance est plus au frénétique à grand spectacle qu’à la contemplation de la neige qui tombe sur les cerisiers. Ainsi, des pistes comme “Hybrid Evolution” ou le très cybermetal “Phalaris”.

Sans être exceptionnellement original, Serenity in Murder propose, avec The Eclipse, une approche peu commune au death mélodique. C’est assez frais, enthousiasmant et calibré pour faire pousser les cheveux à l’aide de grandes mouvements d’avant en arrière.

Il est peut-être un peu lassant à la longue – oui, même s’il est court; je soupçonne que ce sont les growls hurlés qui finissent par fatiguer – mais c’est un album que je recommande à ceux qui apprécient les musiques grandiloquentes et un peu secouées dans le dedans de la tête.

Bonus: le stream audio de “The Revelation”

 


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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