Ember Falls: Welcome to Ember Falls

Ember Falls: Welcome to Ember Falls

Vous m’avez sans doute déjà vu utiliser l’expression “la Finlande, c’est un peu le Japon de l’Europe”. Ember Falls, groupe finlandais découvert via Angry Metal Guy, le prouve de façon quasi-littérale avec son premier album, Welcome to Ember Falls, qui pourrait être la bande originale d’un animé dystopique, avec une poignée d’extra-terrestres dans des robots géants luttant contre une dictature néolibérale mondiale.

Enfin, sur ce coup, il est possible que j’exagère un peu, mais disons que cet album répond à une de mes frustrations sur la musique des dessins animés japonais: même quand ils sont censé faire du metal, ça ressemble à de la pop foireuse.

Là, Ember Falls, prend une dose de cybermetal, une dose de pop, une autre d’électro/techno, rajoute des inspirations Linkin Park (notamment les flows façon rap), voire Diablo Swing Orchestra (le final de “The Lamb Lies Down in Sacrifice”), et pond un truc qui déchire bien comme il faut.

Welcome to Ember Falls, c’est un format court: onze pistes, certes, mais à peine plus de quarante minutes. Rares sont les morceaux qui dépassent les quatre minutes, le plus long étant un poil en dessous de cinq. En même temps, le style se prête plus à des titres courts, percutants, limites calibrés pour la radio. Mais si les radios aujourd’hui avaient le moindre goût en matière de musique, ça se saurait.

Musicalement, ce n’est peut-être pas le truc le plus abouti du monde; ça pompe quand même pas mal à gauche et à droite et ça prend aussi pas mal de raccourcis pour faire quelque chose d’efficace avant tout. Il y a des passages qui mériteraient d’être mieux travaillés et qui restent franchement basiques, sans parler des solos de guitare qui sentent bon les années huitante.

Il faut néanmoins reconnaître que c’est très efficace, avec une section rythmique déchaînée et des claviers en mode full licorne de guerre. Et puis, pour une fois, on a du cybermetal où ça ne growle pas (ou peu). À vrai dire, nonobstant les vocaux masculins, ça s’apparente pas mal à Blood Stain Child.

Ainsi, parmi les meilleures pistes de ce Welcome to Ember Falls, on trouve “Falling Rain”, “Of Letting Go”, “COE”, “Open Your Eyes” et ses flows linkiniens, “One More Time”, “Shut Down With Me” et “The Lamb Lies Down in Sacrifice” – qui n’est pas un clin d’œil à Genesis, ou alors très bien caché.

Bon, le mélange techno-rap-cyber-pouët-metal n’est peut-être pas du goût de tout le monde, mais il faut reconnaître à Ember Falls la capacité à faire une musique qui balance à fond de cinq, en descente, vent dans le dos et en flammes. Perso, ça m’éclate bien et, si je n’avais pas un chouïa tardé, je vous l’aurais bien recommandé pour sonoriser la disco du 31.

Bonus: la vidéo du très emblématique “Shut Down With Me”

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Psychée dit :

    ha mais je le veux cet album !

  2. FX dit :

    effectivement, sur un Bubblegum Crisis, ca passerait fort bien.

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