Sleeping in Traffic: That Which Destroys Us / That Which Saves Us

Sleeping in Traffic: That Which Destroys Us / That Which Saves Us

Si le nom de Sleeping in Traffic vient en droite ligne du groupe de rock progressif Beardfish, il ne faut pas s’y tromper: cette formation canadienne fait du metal progressif. Leur nouvelle production est un duo d’EP, formant un diptyque, et intitulés That Which Destroys Us et That Which Saves Us.

Le metal progressif de Sleeping in Traffic est du genre expérimental – pour le cas où le format du projet n’était pas un indice. On peut y trouver des influences thrash, death, voire des passages discordants accompagnés d’un saxophone qui ne sont pas sans rappeler le « blackjazz » de Shining.

Vous vous en doutez sans doute, les deux EP ont des ambiances très différentes: That Which Destroys Us accueille les compositions les plus brutales et tourmentées, alors que That Which Saves Us est plus calme, plus mélodique. Le chanteur y adopte même un phrasé yessien.

Le premier compte six pistes pour une durée autour de la demi-heure; le second aligne cinq pistes et, en conséquence, ne dure que vingt-cinq minutes. Les morceaux sont plutôt courts: entre quatre et six minutes, avec un seul qui dépasse les sept.

L’impression première qui ressort de ces deux EP, c’est celle de maîtrise. Sleeping in Trafic sait clairement ce qu’il fait et là où il va. Même si, musicalement, ça peut apparaître chaotique, c’est très maîtrisé.

Le diptyque est donc impressionnant à ce niveau, mais il est aussi passablement déconcertant dans ses changements d’ambiance. Il y a même une sorte de contre-progression, avec des compositions de plus en plus rock progressif symphonique et accessibles.

(Bon, pas tout à fait, parce qu’il y a quelques anomalies dans cette théorie, comme « False Alternatives », mais je suppose que c’est fait exprès.)

Avec ces deux EP, Sleeping in Traffic propose quelque chose qui ressemble presque à un vrai album, avec un metal progressif très technique, très varié – peut-être trop – mais toujours intéressant. Vous pouvez le retrouver sur Bandcamp – enfin, dès que j’ai le lien, vu qu’il sort aujourd’hui même.

Et merci à Jon Asher pour le service presse!

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