Source: Return to Nothing

Source: Return to Nothing

Si vous cherchez des groupes qui sont considérés comme précurseurs dans une branche ou l’autre du metal progressif, il y a des chances non nulles pour que Tool apparaisse assez vite dans la liste. Dix ans après la sortie de leur dernier album, c’est toujours une influence majeure pour des formations contemporaines, témoin ce Return to Nothing de Source.

Source est un trio américain, que j’ai pour ma part découvert grâce à une chronique de Angry Metal Guy. Ils jouent un metal progressif qui rappelle un peu Soen – rien d’étonnant, vu que Soen rappelle Tool – mais avec plus d’énergie. C’est un bon compromis entre la technicité toolienne et l’accessibilité, en plus du mode full patate pour bien faire remuer les cheveux.

Avec près de septante minutes, Return to Nothing n’est pas un petit album: neuf pistes, dont sept dépassent les huit minutes avec souvent des longs passages instrumentaux tarabiscotés – mais pas trop. Quand je parle d’accessibilité, c’est parce que Source ne fait pas passer la technicité au premier plan et leurs compositions gardent une simplicité apparente.

Le défaut, c’est que parfois, ça donne des morceaux un peu trop plan-plan, comme « Return to Nothing » qui, pour un morceau qui ressemble beaucoup à une carte de visite du groupe (avec une narration en intro sur la définition du mot « source »), n’est pas très enthousiasmant mais, heureusement, pas très représentatif non plus.

C’est un exemple isolé et Return to Nothing est un album plutôt remuant, avec un bon équilibre entre mélodies et décrochages. On a tout de même des pistes comme « Forgiveness », « Complaisance », « The Serpent » ou « Quadrant », qui sont remarquables.

Return to Nothing est disponible sur les plateformes commerciales habituelles; si Tool vous manque vraiment beaucoup, si le dernier Soen vous a laissé un peu froid et, plus généralement, si vous aimez votre metal progressif à la sauce technique et mélodique, Source est un groupe que je vous recommande volontiers.

Bonus: la vidéo de « The Serpent » – à déconseiller aux herpétophobes

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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