Spider-Man: Into the Spider-Verse

Spider-Man: Into the Spider-Verse

Avertissement liminaire: je n’aime pas Spider-Man. Le personnage et ses traitements à l’écran, s’entend; je crois n’avoir jamais lu un comics à son sujet – même les Spidey, c’est dire. Pourtant, je suis allé voir Into the Spider-Verse.

Plein de gens parmi mes contacts me l’avaient survendu comme étant un film qui déchire du roxage de poney de la balle atomique, mais c’étaient des fans du comic, donc je me méfiais un peu. Au final, ils avaient tort: il est encore mieux que ça.

Alors oui, le film a eu un Oscar (et un Golden Globe, entre autres), mais ce n’est pas la raison première pour laquelle j’y suis allé. Cela dit, ça a peut-être permis de prolonger sa présence en salle pour me permettre de le voir en VO. Et, franchement, la récompense est méritée.

Parce que, visuellement, ce film est une tuerie. L’animation est un format qui permet de faire des choses bien barrées et, ici, les créateurs ont décidé d’y aller à fond.

Si on a une base graphique d’animation « à l’américaine » (genre Dreamworks), s’ajoutent dessus des visuels inspirés des grandeurs et des codes des comics – y compris les bulles et les onomatopées. Le tout surligné par des couleurs sursaturées, effet néon et tout.

En plus, ça bouge tout le temps. Les scènes d’action sont juste bluffantes, hyperboliques. La bataille finale dans le supercollisionneur est hallucinante. Et pis merde, la scène que j’ai mise en image de référence. Cette scène. Ouais.

Alors, il faut bien avouer que, passé le point de départ improbable, l’histoire est assez prévisible. On a donc Miles Morales, un jeune métis de Brooklyn, qui est mordu par une araignée radioactive et qui assiste à la mort de Spider-Man, alors que ce dernier essayait de désactiver le supercollisioneur mis au point par le Kingpin.

Or, ce supercollisionneur permet d’ouvrir des portes vers des univers parallèles et, en plus de Miles qui se découvre des pouvoirs de Spider-Man – et qui n’arrive pas à les maîtriser – cinq autres super-héros arachnéens font leur apparition: Peter B. Parker, le Spider-Man original, quadra divorcé, bedonnant et dépressif, Spider-Woman, danseuse et rock-star, Peni Parker, une version manga venu de l’an 3145 avec son robot de combat SP//DR, Spider-Man Noir, version en noir et blanc venu de 1935 et Spider-Ham, cochon de dessins animés.

Ça va, vous suivez? Vous avez intérêt, parce qu’autant l’histoire et prévisible (ils sauvent le monde et retrouvent leurs dimensions originelles), autant l’intérêt majeur du scénario, ce sont les interactions entre les personnages et, surtout, le chemin que Miles va suivre pour devenir le nouveau Spider-Man de son monde.

Du coup, on a une histoire qui est très meta, qui joue sur les codes des histoires de super-héros et qui va plutôt loin dans le délire. À commencer par le montage origin-story des personnages, qui se répète jusqu’à devenir un gag récurrent. C’est tellement meta que Miles se sert des comics Spider-Man pour comprendre ce qui lui arrive.

Les méchants – Kingpin en tête – sont également très réussis, notamment un Doctor Octopus vraiment amusant et spectaculaire. Mention spéciale pour les scientifiques de la cafétéria.

Vous l’aurez compris: j’ai grave kiffé Into the Spider-Verse, même si je n’aime pas le personnage. Et en plus, là, il y en avait six variantes! Comme mentionné, l’Oscar du meilleur film d’animation est largement mérité, tant ce film est novateur en terme de visuels.

Le seul truc qui m’a un peu gêné, c’est certains détails bizarres des dessins, genre des traits dédoublés, qui me laissent penser que le film était avant tout conçu pour la 3D. Pour une fois que c’est la 3D qui bave sur la version 2D et pas le contraire…

Je sais que j’arrive un peu tard pour vous conseiller de le voir, mais je vous conseille quand même de le voir. Genre, maintenant!

Bonus: la bande-annonce

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