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« The Causal Angel », de Hannu Rajaniemi

« The Causal Angel », de Hannu Rajaniemi

Un jour, j’apprendrai à suivre mes propres conseils. Comme, par exemple, de ne pas attendre deux ans entre la lecture d’un tome et de sa suite. Bon, dans le cas de The Causal Angel, troisième et dernier ouvrage de la trilogie Jean le Flambeur, signée Hannu Rajaniemi, j’ai attendu six ans.

Soyons clair: c’est une erreur. D’une part, parce que l’univers de cette trilogie (après The Quantum Thief et The Fractal Prince) est tellement dense qu’il faut compter un temps d’adaptation non négligeable. Et, d’autre part, parce qu’elle est très bien. Dense, donc, mais bien.

L’histoire se déroule un laps de temps mal défini dans l’avenir – probablement un siècle ou deux, mais ce n’est jamais précisé. Le système solaire a été transformé par une série de révolutions technologiques, au premier rang desquels une Singularité technologique, quantique et transhumaniste, avec l’avènement des intelligences artificielles.

Pour ne rien arranger, The Causal Angel commence alors que la Terre a été détruite dans un conflit qui oppose les « Fondateurs », des personnalités quasi-divines qui donnent leur nom à leurs factions. Le personnage éponyme de la série, Jean le Flambeur, cambrioleur de génie (et avatar transhumaniste d’Arsène Lupin), se retrouve à tenter de sauver ce qui peut l’être, à commencer par lui-même, tout en se demandant s’il est bien celui qu’il pense être.

Si, à ce stade, vous avez déjà mal à la tête, soyez reconnaissant que je ne vous inflige pas le jargon qu’Hannu Rajaniemi utilise. C’est aussi le problème de reprendre un tel univers après une si longue pause: il faut un moment au lecteur pour retrouver les références.

J’ai cependant été agréablement surpris par le fait que ce moment a été remarquablement court. Je ne sais pas si c’est un effet de ma mémoire ou de la compétence de l’auteur, mais j’ai assez facilement recollé les morceaux. Je soupçonne plutôt la seconde option.

Ce troisième tome va sans doute pas mal intéresser les joueurs – rôlistes ou non – puisqu’il fait la part belle aux Zoku, peuple pour qui tout est un jeu, y compris le « Grand Jeu » de la politique interstellaire. The Causal Angel va également faire un peu de lumière sur les événements qui ont mené de notre monde (ou peu s’en faut) à ce qu’il devient.

Je suppose qu’il faudrait un jour que je relise cette trilogie d’une traite. Seulement, je n’aime pas relire des bouquins. Reste que, même à huit ans d’intervalle, je trouve cette trilogie très impressionnante et plutôt bien foutue. Il ne faut pas avoir peur de l’exotisme science-fictionnesque à grand spectacle, mais elle est étonnamment accessible.

D’autres avis chez Gromovar et sur L’Épaule d’Orion.

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