The Erkonauts: I Shall Forgive

The Erkonauts: I Shall Forgive

Un peu comme un Père Noël metal à bord d’un bombardier lourd nommé I Shall Forgive, voici les Genevois de The Erkonauts qui reviennent avec des brûlots par milliers. N’oubliez pas vos petits souliers coqués!

Je tiens d’abord à prévenir que cette chronique risque de prendre des airs de copinage éhonté, parce qu’Ales et sa bande, ce sont un peu des potes. D’ailleurs, c’est lui sur la couverture de Progressions et en plus, il y a mon nom – enfin, mon pseudo – dans les remerciements de cet album.

Et puis The Erkonauts, ce sont quand même les plus grands représentants du punk-metal progressif du monde! OK, ce sont un peu les seuls, aussi…

Metal? Grosses guitares, riffs plombés et voix rappelant parfois celle de Lemmy Kilminster – check. Punk? Une rythmique d’enfer emmenée par une basse survitaminée et un côté déglingué certain – check. Prog? Y’en a aussi; j’y reviendrai.

I Shall Forgive comporte neuf pistes, tournant pour la plupart autour des quatre minutes, pour un total de quarante minutes. C’est court et percutant, to the point. À une exception près: « Tales of a Thousand Lives », à huit minutes pile, dont le titre lui-même trahit le côté prog.

Musicalement, on est dans la même veine que I Did Something Bad, le précédent album: c’est carré, parfois basique, mais toujours réalisé avec une alliance d’enthousiasme et de maîtrise qui suffit à mettre n’importe quel amateur de gros son dans leur poche.

Difficile de résister à l’énergie d’un « Little Mary », « Seven Macaw », « Chaos Never Fail to Appeal » ou « The Groove of the Sorry », sans parler de l’ambiance western crépusculaire de « The Snick ». On pourrait peut-être leur reprocher de faire ici un album qui ressemble beaucoup à son prédécesseur, mais ce serait un mauvais procès.

Et puis il y a « Tales of a Thousand Lives », un quasi-epic puisqu’il fait près du double de la longueur moyenne des autres pistes, dans lequel le groupe conjure les mânes de Pink Floyd pour une compo impressionnante et qui, curieusement, ne fait même pas tache au milieu des autres pistes.

Bon, j’avais prévenu: je suis un gros FBDM du groupe et je trouve cet album excellent. Maintenant, vous n’êtes pas forcés de me croire et ça tombe bien, parce que I Shall Forgive est disponible sur Bandcamp, à l’écoute et au téléchargement. Allez-y voir, comme on dit en là par chez nous, écoutez et remuez les cheveux, c’est de la bonne!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :