The Watch: Seven

The Watch: Seven

J’avoue qu’avant d’écouter Seven, le nouvel (et septième) album du groupe italien The Watch, je me préparais déjà psychologiquement à railler un manque d’originalité qui allait jusqu’au titre de cet opus. Après écoute, je suis moins enclin à la méchanceté.

Il fait dire que The Watch est un groupe qui est connu dans le petit monde du rock progressif pour deux choses: c’est un cover-band de Genesis, du genre à reproduire à la virgule près les concerts du début des années 1970 et, d’autre part, pour des albums studios qui rappellent furieusement cette époque.

Il faut dire qu’une des caractéristiques les plus marquantes du groupe, c’est d’avoir, en la personne de Simone Rossetti, un chanteur qui est un quasi-clone de Peter Gabriel. Ce qui marque fortement son identité musicale, en bien comme en mal – insérez ici le couplet habituel sur le rétro-progressif.

Avec huit pistes entre six et huit minutes – à deux exceptions près – et une durée totale de quarante-huit minutes, Seven est un album au format classique, surtout pour du rock progressif. Pas d’epic kilométrique, mais des compositions bien équilibrées.

Alors soyons honnête: The Watch fait toujours du Genesis-like et le fait toujours aussi bien, mais surtout, j’ai perçu dans leur interprétation pas mal de changements dans les sonorités, des arrangements modernes. Du coup, on a certes l’impression d’écouter du Genesis période Gabriel, mais dans une version revue et corrigée pour les années 2010, ce qui change pas mal la donne.

Bon, je pourrais chouiner sur le fait qu’il a fallu la bagatelle de sept albums à The Watch pour en arriver là et que, maintenant, ça serait bien de s’attaquer aux compositions ultra-typées pour les faire évoluer quelque peu – et, de préférence, avant 2035. Mais d’une part, ce serait du mauvais esprit et, d’autre part, je ne suis pas certain qu’on y gagnerait au change.

Reste que les gens qui sont allergique à Genesis et/ou à la copie d’iceux risquent d’avoir des éruptions de boutons à l’écoute de Seven. Ceux qui cherchent un peu au-delà des évidences musicales pourront y trouver matière. Et, quoi qu’il en soit, The Watch, ce ne sont pas ses manchots!

Bonus: la « vidéo » de « Disappearing Act », qui est un bon exemple de ces sonorités modernes sur la base de compositions classiques de Genesis

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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