Thor: Ragnarok

Thor: Ragnarok

Séance de rattrapage vidéo ce samedi, avec Thor: Ragnarok, troisième opus dédié au Seigneur – pardon, au Dieu – du Tonnerre et à Asgard. Ceux qui connaissent un peu leur mythologie nordique comprendront rapidement que ça va finir en catastrophe majeure.

Ce n’est pas très important. Certes, il y a Hela, la sœur aînée de Thor, qui revient instaurer un règne de terreur en Asgard, mais ce qui est important dans le titre, c’est plus Thor que le Ragnarok en question.

Puisqu’on en parle, ce dernier se retrouver dans une cité au cœur d’une décharge interdimensionnelle, embrigadé par le Grand Maître, seigneur de lieux, pour des combats à mort. Premier combat: il tombe sur Hulk – et réciproquement. Après, les choses dégénèrent.

Soyons clair: Thor: Ragnarok n’est pas un film qui se prend au sérieux. C’est probablement pour cela que plein de fans ne l’ont pas aimé. C’est bien fait pour leurs gueules collectives!

Pour ma part, je l’ai trouvé très plaisant, précisément parce qu’il prend souvent le contre-pied des clichés savamment entretenus par les opus précédents. Il y a plusieurs scènes qui nous ont fait franchement rigoler et le duo Thor-Loki fonctionne à merveille. On a aussi Jeff Goldblum, qui interprète le Grand Maître en roue libre complète.

Les visuels de la ville de Sakaar, façon “plastique coloré, mais vieux et sale” sont plutôt bien faits et donnent au film un côté très “années 1980” – je vous avais dit que c’était tendance – et qui rappellent Guardians of the Galaxy. Au reste, le ton décalé du film est aussi très proche. La cour du Grand Maître a aussi un petit côté Cinquième élément dans le genre kitsch foutraque.

Dans les ratés, on pourra citer la dégaine de Hela – justaucorps noir à moitié déchiré, coiffure à cornes – qui rappelle, au choix, la chanteuse d’un groupe de metal symphonique ou une méchante de Disney. Ah, on me dit dans l’écouteur que, techniquement, c’est une méchante de Disney; au temps pour moi!

Comme mentionné, l’intrigue principale, qui tourne autour d’elle, n’a finalement qu’un intérêt secondaire. Elle sert principalement à établir Thor comme le digne successeur de son père et faire sauter le vernis de sale môme immature.

Thor: Ragnarok n’est pas exactement une œuvre majeure dans l’Univers cinématique Marvel – si tant est qu’il puisse y en avoir – mais c’est un film bien poilant, avec juste ce qu’il faut de substance pour lui faire tenir sa place dans le fil de la méta-histoire.

 


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. “Ah, on me dit dans l’écouteur que, techniquement, c’est une méchante de Disney” -> Ah ben oui, tiens, c’est bien vu 😀

    Pas encore vu le film pour cause de ras-le-bol super-héroïque, mais ta critique me laisse penser que ça pourrait me plaire justement pour ça. Si c’est aussi funky qu’un gardiens de la galaxie 1, je prends

  2. Rappar dit :

    J’ai trouvé Cate Blanchet à côté de son rôle. Trop jolie, grimaçante, pas menaçante. Mauvais choix de casting : il aurait fallu mettre Noomi Rapace, son côté nordique, inquiétant.
    Même constat pour la “Walkyrie Black” : une noire, bien. Trop jeune et un charisme nul, pas bien.
    Le film était bien distrayant, et comme Superman 3, il s’agissait d’une démolition par la comédie d’un personnage bien sérieux. Pour cette raison, c’était distrayant. 🙂

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