Under Siege

Under Siege

Un des trucs qui est toujours rigolo avec le metal, c’est le côté “devinez la nationalité”. Du coup, pour le premier album de Under Siege, le fait d’avoir une piste d’intro qui s’intitule “Blàr Allt Nam Bànag” laisse présumer d’origines nordiques – ou à tout le moins celtes, à l’ouï des cornemuses et du melodeath qui suit. Raté: ce sont des Italiens!

Under Siege est donc un groupe qui fait du death-metal mélodique avec des grosses influences folk (et probablement un fétichisme suspect, quoique peu rare, à l’endroit d’Iron Maiden). On y retrouve un chanteur qui growlhurle, des cornemuses en pagaille et du metal épique. C’est moyennement original, mais ça dépote bien.

Ce premier album – sans titre et que donc j’appellerai Under Siege en italique par convention – compte huit pistes entre quatre et six minutes, pour une durée totale d’un peu moins de quarante minutes. Je m’attendais à plus, mais le groupe a prudemment décidé de ne pas se lancer tout de suite dans les compositions kilométriques; c’est probablement mieux ainsi.

Une des caractéristiques de cet album, c’est l’empilement invraisemblable de références stylistiques des compositions: folk-metal à cornemuses, melodeath, New Wave of British Heavy Metal, guitare acoustique mélancolique. C’est certes généreux, mais c’est aussi riche jusqu’à l’écœurement et ça n’est pas non plus exempt de grumeaux – encore un exemple de gloubiboulga-metal.

Ceci posé, Under Siege évolue dans un style où on peut pardonner beaucoup d’errements pour peu qu’il y ait de l’énergie et de l’enthousiasme. Bonne nouvelle: le groupe n’en manque pas et on est rapidement embarqué dans un tourbillon épique. La première piste, déjà mentionnée, est suivie par un “Warrior I Am” qui poutre tout aussi fort et un “Time for Revenge” qui embraye la cinquième tout en envoyant le nitrométhane.

On entre ensuite dans une partie un peu plus calme de l’album – façon de dire qu’on headbange un peu moins – avec “Beyond the Mountains” et “Invaders”. Ça redémarre avec “Sotto Assedio” – traduction de “Under Siege”, donc – qui trahit les origines italiennes du groupe avant de repartir avec un “One to Us” épique où les cornemuses – et les claviers – font un retour remarqué, et de conclure avec une ballade pour pirate bourré, “Bright Star of Midnight”.

Découvert via une chronique plutôt enthousiaste de Angry Metal Guy, Under Siege est en effet un album sympathique, entre bon gros metal à l’ancienne, death mélodique moderne et folk de guerre. Disons que si votre trip, c’est plus dans le progressif alambiqué, ça risque de ne pas trop être votre came, mais s’il vous fait une dose d’adrénaline à effet rapide, cet album est fat pour vous. Il est disponible sur Bandcamp, alors n’hésitez pas!


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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