Voyager: V

Je ne sais pas trop ce que les Australiens mettent de spécial dans leur bière, mais leur production en métal progressif qui dépote est assez exceptionnelle. Témoin V, cinquième (logique) album du groupe Voyager, qui vient se placer au milieu d’une scène déjà impressionnante, entre Breaking Orbit, Vanishing Point, Chaos Divine ou Karnivool.

Voyager, c’est un métal progressif très moderne, qui n’hésite pas à aller chercher des sonorités du côté de l’électro ou du djent mélodique, avec un côté très aérien et frais, un peu comme TesseracT sur leur dernier album. Parce certains côtés, j’ai aussi l’impression de retrouver certaines sonorités de Saga.

Chant en clair très agréable, parfois agrémenté de vocaux féminins (sur « A Beautiful Mistake »), section rythmique bien agressive, guitares torturées et claviers planants, le style de Voyager n’est pas particulièrement original, mais il n’est pas courant non plus.

Le groupe balance pas moins de treize pistes pour un album un poil en-dessous des cinquante-cinq minutes; autant dire donc que métal progressif ou non, Voyager n’aime pas trop s’étendre et ce n’est pas un mal: les morceaux ne dépassent pas les six minutes, ce qui permet d’aller droit à l’essentiel.

On remarquera par exemple « Hyperventilating », qui ouvre l’album en fanfare, ainsi que le quasi-pop énergique « Breaking Down », qui lui fait suite, et le très aérien « A Beautiful Mistake ». Des débuts en fanfare comme ça, ça met tout de suite la patate pour la suite et il y a encore pas mal de pépites, comme « It’s a Wonder » ou « The Morning Light ».

Après, ça n’empêche pas quelques bizarreries, comme « Embrace the Limitless » ou « Orpheus », qui partagent le même style d’intro à base d’arpeggio chelou au clavier et un côté électro très marqué. Mais l’un dans l’autre, ce ne sont que deux morceaux sur treize, pas de quoi s’inquiéter.

L’album est disponible à l’achat, à l’écoute et au téléchargement sur Bandcamp pour un prix très raisonnable. Si vous aimez votre métal progressif sur un mode lumineux et énergique, je ne peux que vous recommander d’y jeter une oreille.

En bonus, la vidéo sans fioriture de « Hyperventilating »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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